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Affaire Azzimani-el-Jabri: la Cour de révision annule deux condamnations pour meurtre

Abdelkader Azzimani et Abderrahim el-Jabri, condamnés pour le meurtre d'un dealer en 2003 n'ont eu de cesse de clamer leur innocence. Ils sont réhabilités par la Cour de révision ce mercredi.

Abdelkader Azzimani et Abderrahim el-Jabri, condamnés pour le meurtre d'un dealer en 2003 n'ont eu de cesse de clamer leur innocence. Ils sont réhabilités par la Cour de révision ce mercredi. - -

Abdelkader Azzimani et Abderrahim el-Jabri, ont vu mercredi leurs condamnations annulées par la Cour de révision. Un décision conforme à la demande du parquet général, après les aveux de deux autres suspects.

Deux hommes condamnés pour meurtre à 20 ans de réclusion, Abdelkader Azzimani et Abderrahim el-Jabri, ont obtenu mercredi de la Cour de révision l'annulation de ce verdict prononcé en 2003, en raison des aveux de deux autres suspects.

Depuis 1945, la procédure de révision n'avait abouti qu'à huit acquittements, le dernier en date étant celui de Marc Machin blanchi en décembre pour un meurtre qu'il n'avait pas commis.

Les vrais auteurs des faits finalement identifiés

Abdelkader Azzimani et Abderrahim el-Jabri, 47 et 46 ans, en liberté conditionnelle depuis 2009 pour l'un, 2011 pour le second, ont été condamnés à vingt ans de réclusion pour le meurtre, en 1997 à Lunel (Hérault), d'Abdelaziz Jhilal, 22 ans, petit dealer de cannabis, tué de 108 coups de couteau.

L'affaire a rebondi en 2011 avec l'arrestation et la mise en examen pour assassinat d'un manutentionnaire et d'un directeur de centre de loisirs d'une trentaine d'années qui ont disculpé les deux condamnés.

Au départ de l'enquête, tout accusait Azzimani et el-Jabri, qui avaient été identifiés par un témoin comme les auteurs du crime. Eux-mêmes impliqués dans un trafic de stupéfiants, ils avaient reconnu avoir été parmi les derniers à rencontrer la victime pour une livraison de cannabis.

Après avoir écopé de six ans de prison pour trafic de stupéfiants, ils avaient été jugés et condamnés pour le meurtre à vingt ans de réclusion. Cette peine avait été confirmée en 2004 en appel, malgré une étrange requalification du chef d'accusation en "complicité" d'homicide, sans que l'auteur principal soit identifié.

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