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Accident dans un étang du Val d'Oise : un 3e enfant décédé

22 juin 2013, Saint-Ouen-l'Aumône : 5 enfants âgés de 3 à 8 ans sont tombés dans cet étang. Sur 4 d'entre eux hospitalisés dans un état critique, 3 sont décédés.

22 juin 2013, Saint-Ouen-l'Aumône : 5 enfants âgés de 3 à 8 ans sont tombés dans cet étang. Sur 4 d'entre eux hospitalisés dans un état critique, 3 sont décédés. - -

Un des cinq enfants tombés samedi dans un étang de Saint-Ouen-l'Aumône, dans le Val d'Oise, est décédé lundi matin, portant à trois le nombre des morts dans cet accident. La victime, âgée de huit ans, avait été hospitalisée dans un état critique après le drame.

Un des cinq enfants tombés samedi dans un étang de Saint-Ouen-l'Aumône, dans le Val d'Oise, près de l'hôtel où ils étaient hébergés, est décédé lundi matin, portant à trois le nombre des morts dans cet accident. La victime, âgée de huit ans, avait été hospitalisée dans un état critique après le drame. Elle est décédée lundi matin à l'hôpital. Un quatrième enfant, également hospitalisé, se trouvait toujours lundi midi entre la vie et la mort.

Pas d'adulte au moment du drame

Les cinq enfants, une petite fille âgée de 5 ans, deux garçons de 3 et 5 ans et deux autres de 8 ans, avaient été retrouvés samedi en fin d'après-midi dans un étang situé à quelques dizaines de mètres de l'hôtel bon marché où ils logeaient, dans la zone industrielle Les Béthunes, à Saint-Ouen-l'Aumône.
Selon le procureur de la République de Pontoise, Yves Jannier, les victimes s'amusaient au bord de l'eau, sans doute à regarder des poissons, lorsque le drame a eu lieu. « L'un d'eux est tombé à l'eau. Les autres ont voulu lui porter secours et sont tombés à leur tour, explique le représentant du parquet. Il n'y avait pas d'adulte présent au moment du drame, il n'y a pas de témoin direct de la chute des enfants dans l'eau ». Lorsque les secours sont arrivés, prévenus par un sixième enfant, plusieurs enfants étaient déjà en arrêt cardiaque. Les victimes ont ensuite été transportées, par hélicoptère ou en ambulance, vers les services de réanimation de plusieurs hôpitaux.

Des enfants en situation précaire

Issus de trois fratries différentes, les enfants étaient logés avec leurs mères isolées dans cet hôtel qui loue des chambres à la nuit, à la semaine ou au mois et où résident notamment des personnes en situation de précarité.
« Leurs mères ne sont pas de nationalité française : l'une est Nigériane, l'autre Guinéenne et la troisième Congolaise », selon une source proche du dossier. « Ces familles sont orientées par le 115 pour des solutions d'hébergement », a expliqué Guy Kauffmann, directeur général des services du Conseil général, précisant que les frais d'hébergement étaient "pris en charge en partie par le conseil général" et pour une autre partie par le 115. Les trois familles touchées par le drame "étaient dans l'hôtel depuis relativement peu de temps", a ajouté M. Kauffmann.

La Rédaction avec AFP