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A Marseille, rencontre avec les policiers "ninjas"

Les policiers à moto sont désormais 30 à Marseille, où 40% des délits graves sont commis à deux roues.

Les policiers à moto sont désormais 30 à Marseille, où 40% des délits graves sont commis à deux roues. - -

40 % des délits graves constatés à Marseille sont commis par des individus circulant à deux roues. Dans le cadre des zones de sécurité prioritaire, le groupe des policiers à moto a été renforcé. Des motards en civil ou en tenue, surnommés les "ninjas".

Opération séduction dans la police marseillaise. Dans le cadre des Zones de sécurité prioritaires, le groupe motocycliste de la Compagnie de sécurisation et d'intervention des Bouches-du-Rhône (CSI) a été renforcé : les fonctionnaires sont désormais 30, au lieu de 10. L'occasion de montrer lundi au public qui ils sont, et comment ils travaillent, lors d'une démonstration en plein air.

Ces hommes, des policiers nationaux, sont appelés les "ninjas" "parce qu'ils sont vêtus de noir, ils portent un gilet tactique et souvent un bâton de défense dans le dos. Et puis ils sont associés aux guerriers japonais, qui n'ont peur de rien", explique Lionel Fossier, commandant de la CSI des Bouches-du-Rhône.

Renforcer la mobilité des policiers

A Marseille, 40 % des délits graves sont commis par des individus qui circulent en deux roues. L'objectif est donc de renforcer la mobilité des policiers dans les petites rues du centre ou dans les quartiers sensibles. "Ça nous permet de pouvoir monter sur les trottoirs, de suivre un individu dans les petits chemins, chose qu’on ne peut pas faire en voiture, explique Charles, motocycliste à la CSI. On peut ainsi le rattraper beaucoup plus vite."

Ces policiers "ninjas" ne sont chargés que des interpellations et des flagrants délits. Mais lorsque cela est nécessaire, ils sont aussi amenés à collaborer avec des équipes d’enquêteurs.

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