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80 blessés à Juan-les-Pins: comment expliquer le mouvement de foule?

80 personnes ont été blessées dimanche soir après que la foule a entendu des bruits semblables à des pétards provoquant alors cohue et panique. Dans les têtes, tous ont encore l'attentat de Nice.

Un mois après l'attentat de Nice, la crainte d'un nouvel attentat est encore dans toutes les têtes surtout à quelques 30 kilomètres de la promenade des Anglais où 85 personnes ont trouvé la mort au soir du 14-Juillet. Dimanche soir, 80 personnes ont été légèrement blessées dans un mouvement de foule provoqué par des bruits semblables à des pétards. Plusieurs auditions sont toujours menées pour tenter de comprendre comment la situation a pu dégénérer.

Il était aux alentours de 22h30 quand les premiers mouvements se sont produits. La foule réunie en ce soir d'été s'agite immédiatement. Entre cris et déplacements brusques pour tenter de se cacher, les tables des terrasses des restaurants ont été renversées, de la vaisselle brisée. "On a entendu beaucoup de versions, les gens pensaient bien faire. Ils ont dit ce qu’ils ont entendu, ils pensaient nous rassurer mais au contraire ils nous ont fait paniquer", témoigne cette jeune fille présente ce soir-là.

"C'est juste du réflexe"

"Le premier réflexe c’est de repenser à ce qu’il s’est passé à Nice au 14 juillet. On ne réfléchit même pas, c’est juste du réflexe", témoigne un autre témoin de ce mouvement de foule. Mais après les attentats du 13 novembre et celui de Nice, quelques gestes entrent dans les esprits. "On avait un passage et sur l’arrière, on a tout poussé rapidement, on a mis à profit les banquettes du restaurant pour pouvoir allonger les gens", raconte à BFMTV Nicolas, restaurateur à Juan-les-Pins.

Il en reste que les mouvements de foule sont difficilement prévisibles. Toutefois, les forces de l'ordre y sont préparées et envisagent la possibilité. "Le mouvement de foule est un acte prévu dans le schéma, c’est-à-dire qu’on prévoit un mouvement de foule éventuel avec un dispositifs d’évacuation, avec des policiers, des gendarmes ou des agents de la sécurité privée, des barrières", détaille Loïc Fanouillère, du syndicat Alliance police.

Pour tenter de comprendre ce qu'il s'est passé dimanche soir, le maire de Juan-les-Pins, a annoncé que la ville "va porter plainte contre X", précise Nice-Matin. Jean Leonetti estime que même si l'enquête, menée par le commissariat d'Antibes et qui devrait se baser notamment sur l'exploitation des images de vidéo-surveillance, n'a pas encore privilégié d'hypothèse, "l'acte de malveillance" n'est pas à exclure.

J.C. avec Christophe Napoli, Marguerite Dumont et Juliette CHapelain