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21 interpellations dans une vaste affaire de trafic de viande de cheval

Une opération de gendarmerie est menée ce 16 décembre dans onze départements français, dans le cadre d'une enquête contre un trafic de viande chevaline. (photo d'illustration)

Une opération de gendarmerie est menée ce 16 décembre dans onze départements français, dans le cadre d'une enquête contre un trafic de viande chevaline. (photo d'illustration) - -

Plusieurs négociants en viande, au moins trois vétérinaires ou encore un informaticien figurent parmi les interpellés.

Dix mois après le scandale Spanghero -qui avait révélé l'usage de viande de cheval dans des préparations vendues comme étant de la viande de boeuf-, un nouveau scandale de la viande a éclaté lundi dans le sud de la France. Un nouveau scandale bine plus grave puisque la viande vendue était impropre à la consommation.

Vingt-et-une personnes ont été interpellées lundi matin lors d'une vaste opération de gendarmerie visant un trafic de viande de chevaux. Parmi ces 21 personnes interpellées en Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Rhône-Alpes, Auvergne et Midi-Pyrénées figurent plusieurs négociants en viande, dont l'organisateur présumé du trafic et un proche. Il y a aussi au moins trois vétérinaires ou encore un informaticien.

Une viande impropre à la consommation

Ces chevaux, revendus pour la consommation, étaient en fait impropres à la consommation puisqu'ils avaient servi dans des laboratoires pharmaceutiques. Des centaines de chevaux, dont certains achetés au géant pharmaceutique Sanofi, auraient été vendus après falsification ou escamotage de leurs documents vétérinaires.

Les gendarmes ont ainsi interpellé un homme à Narbonne (Aude), apparemment à son domicile, avant de l'emmener sur le site des abattoirs de la ville où pourraient se trouver les bureaux de sa société. Les interpellations effectuées lundi matin se sont accompagnées de perquisitions au siège de négociants en viande et, dans une moindre mesure, dans des abattoirs.

Les investigations visaient essentiellement la mise sur le marché de viande de cheval impropre à la consommation. Elles étaient parties du signalement, il y a quelques mois, de viande de cheval ne satisfaisant pas les normes sanitaires dans un abattoir de l'Aude, a rapporté la même source.

A.S. et S. C. avec AFP