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13 personnes jugées pour cyberharcèlement: Jean-Michel Blanquer apporte son soutien à Mila

"Dès lors qu'on est dans le domaine des idées, pas dans l'attaque des personnes, on doit pouvoir s'exprimer en démocratie", a déclaré le ministre de l'Éducation au micro de BFMTV.

"On doit tous être en soutien de Mila". Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a réagi ce jeudi sur BFMTV à l'ouverture du procès de treize personnes, jugées pour avoir cyberharcelé, voire menacé de mort, l'adolescente Mila. Ce cyberharcèlement avait commencé après sa publication en novembre d'une vidéo polémique sur l'islam devenue virale.

"On doit tous être en soutien de Mila, cela va de soi, et de façon générale, de la liberté d'expression", a déclaré Jean-Michel Blanquer. "On entend des choses qui nous plaisent, des choses qui ne nous plaisent pas, mais dès lors qu'on est dans le domaine des idées, pas dans l'attaque des personnes, on doit pouvoir s'exprimer en démocratie".

"Ce qui est grave c'est le déferlement de la haine en ligne"

"Ce qui est grave c'est le déferlement de la haine en ligne, et nous nous mobilisons contre cela, nous devons faire plus", a expliqué le ministre, évoquant "les grandes plateformes qui n'en font pas assez aujourd'hui pour lutter contre la haine en ligne".

Plus tôt dans la journée, le président de la République Emmanuel Macron avait évoqué le sujet des violences liées aux réseaux sociaux, déclarant qu'il fallait, "être vigilant parce que nos sociétés deviennent plus violentes à cause de ces usages, et en particulier chez les plus jeunes".

"Un procès comme celui-ci doit montrer que, dans tous les domaines de la vie y compris dans l'enceinte scolaire, la force est du côté du droit. La peur ne doit pas être du côté de ceux qui n'ont pas commis quelque chose contraire au droit", a déclaré Jean-Michel Blanquer.

Le procès de treize personnes, jugées pour avoir cyberharcelé, voire menacé de mort, l'adolescente Mila après sa publication en novembre d'une vidéo polémique sur l'islam devenue virale, s'est ouvert jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris.

Salomé Vincendon
Salomé Vincendon Journaliste BFMTV