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Maïtena Biraben: "J'ai le soutien de la direction de Canal+"

Maïtena Biraben sur le plateau du Grand Journal de Canal +.

Maïtena Biraben sur le plateau du Grand Journal de Canal +. - Canal +

Quelques jours après la polémique suscitée par ses propos sur le Front national, et alors que le Grand journal poursuit sa chute d'audience, Maïtena Biraben s'explique sur France Inter.

Polémiques, chute d'audience... Le Grand Journal essuie depuis la rentrée un feu nourri de critiques et d'attaques en tout genre. Maïtena Biraben, choisie par Vincent Bolloré pour piloter l'émission, s'est expliquée ce jeudi matin sur France Inter

Alors que Le Point l'a dite sur la sellette, ce jeudi, l'animatrice aux commandes du programme-phare de Canal+ depuis la rentrée l'assure: elle n'est pas sur le départ. "J'ai le soutien de la direction de Canal+, (et) si je m'en vais, je vous assure qu'il y aura des prétendants... Mais je ne m'en vais pas". Une information aussitôt commentée sur Twitter par Maxime Saada, successeur de Rodophe Belmer à la tête du groupe, d'un sobre mais efficace "Je confirme".

"Vincent Bolloré n'est pas dans mon oreillette"

La journaliste concède la difficulté de travailler sereinement dans un tel contexte. Le Grand journal est "le navire amiral, c'est là-dessus que se portent les regards et les critiques, c'est le jeu". Mais "Ca tape dur. Je m'y attendais. On savait tous que ce serait difficile. (...) Ce déferlement, ça devient un truc exotique". Elle admet que "l'émission est totalement perfectible. Ca manque de fantaisie pour l'instant", mais estime que "ce qu'on fait n'est pas indigne".

Interrogée sur l'indépendance du Grand Journal, Maïtena Biraben lance, catégorique: "Vincent Bolloré n'est pas dans mon oreillette. Il n'a jamais appelé les producteurs pour leur demander quoi que ce soit. Il n'intervient pas dans l'éditorial". Revenant sur la polémique lancée par Fabrice Arfi, qui accuse Canal+ de censure, Maïtena Biraben lance: "La programmation du Grand Journal n'est pas faite par Vincent Bolloré. Fabrice Arfi n'a pas été déprogrammé".

"Démissionner? Nous ne le ferons pas"

Aux critiques qui ont suivi son expression, "le discours de vérité" du Front national, Maïtena Biraben répond "pour les uns je ne suis pas à ma place parce que sous-dimensionnée, pour les autres je porte la nouvelle incarnation d'un changement de ligne politique en France. Qu'est-ce que vous voulez que je fasse au milieu de tout ça?"

Réglant, pour finir, ses comptes avec France Inter et Charline Vanhoenacker, Maïtena Biraben lance: "je voulais venir ici, à France Inter, parce que vous bossez bien, mais c'est aussi ici, qu'il y a eu la plus grande expression du mépris. Quand Charline Vanhoenacker a parlé de "domestiques", c'est la plus grande des expressions de mépris. Je parle pour tous les salariés de Canal + et de i-télévision: que faut-il faire pour ne pas essuyer votre mépris, il faut démissionner? Nous ne le ferons pas?".

M. R.