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Les Beaux Malaises: comment M6 tente de séduire par le rire

Les Beaux Malaises

Les Beaux Malaises - Alain Guizard - Thalie Images - M6

La chaîne diffuse ce mardi soir à 21h le premier épisode de sa nouvelle série humoristique portée par Franck Dubosc. Un genre sur lequel M6 mise depuis plus de dix ans.

M6 mise sur l'humour et entend bien s'imposer à coup d'éclats de rire dans le PAF. La chaîne diffuse ce mardi soir le premier épisode des Beaux Malaises, sa nouvelle fiction portée par Franck Dubosc. Composée de quatre épisodes de 26 minutes, la première saison racontera la "vraie-fausse vie" de l'acteur et humoriste lorsqu'il n'est pas sur un plateau. Une série adaptée d'une fiction québécoise, qui laisse place à de nombreuses situation gênantes, mais assez drôles. 

Côté séries humoristiques, M6 n'en est pas à son coup d'essai. Dès 2001, la chaîne s'était lancée dans l'aventure avec Caméra Café, qui reprenait des discussions entre collègues d'une entreprise. Les téléspectateurs assistaient alors à un défilé d'employés loufoques, caricaturaux et donc très drôles. La mini-fiction, portée par Bruno Solo et Yvan Le Bolloc'h, a par la suite fait l'objet d'adaptations sur grand écran. En 2005 d'abord avec Espace Détente qui a fait 1.787.163 entrées, puis en 2009 avec Le Séminaire (469.817 entrées).

Scènes de ménages booste les audiences de M6

En 2005, la chaîne a proposé Kaamelott, une série humoristique créée notamment par Alexandre Astier. La fiction qui tourne la vie du Roi Arthur en ridicule a captivé les téléspectateurs pendant six saisons.

En 2009, Scènes de ménages débarque sur la chaîne. Le programme, toujours à l'antenne, continue de gonfler les audiences de M6. Il faut dire que tous les ingrédients sont réunis pour séduire un large public: de l'humour bien sûr, de la bonne humeur (et de la mauvaise foi), des punchlines efficaces et un dynamisme constant. Sans oublier les spécificités de chacun des personnages, auxquels il est facile de s’identifier. Et encore plus facile d'identifier son entourage. Programmée parfois en prime, la série courte d'M6 réunit entre trois et quatre millions de téléspectateurs.

En 2011, la chaîne a parié sur Soda. Une série composée d'épisodes de deux à trois minutes, évoquant le quotidien d'un adolescent incarné par Kev Adams. M6 a, là aussi, adapté sa série à succès en deux téléfilms: Un trop long week-end est diffusé le 29 décembre 2014 et Le Rêve américain, le 23 décembre 2015. Il signera le clap de fin de la série. Le premier a attiré en moyenne 4,4 millions de téléspectateurs (16% de part d’audience) et le second 2,8 millions en moyenne (11,7% DPA). 

Peplum ne séduit pas

Fort de ces trois succès, M6 a réitéré en 2015 avec La Petite Histoire de France. Cette fois-ci, le programme court créé par Jamel Debbouze était diffusé sur W9, chaîne du groupe M6. La série propose de redécouvrir l'Histoire au travers de personnages secondaires tels que les cousins de Louis XIV, le tout sur un ton humoristique.

Cette même année, le groupe a également proposé Péplum. Une mini-série humoristique qui se déroule sous l'Empire romain. Les créateurs de la fiction, parmi lesquels figure Thierry Ardisson, rêvent d'un destin à la Kaamelott pour leur projet épaulé par un casting solide. Jonathan Lambert, Pascal Demolon, Philippe Vieux et Nicole Ferroni (chroniqueuse sur France Inter), ainsi que des guest-stars comme François Berléand, Norman Thavaud, Franck Dubosc, Michèle Laroque et Kad Merad, n'ont toutefois pas réussi à fidéliser les téléspectateurs. La série a réuni en moyenne 2,7 millions de téléspectateurs (10,8% de PDA). Mais entre le premier et le troisième prime, Péplum a perdu 8,7 points de part d'audience sur les ménagères.

Romain Iriarte