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L’ex-roi Albert II de Belgique a finalement fait un test de paternité

Delphine Boel et l'ancien roi des Belges Albert II

Delphine Boel et l'ancien roi des Belges Albert II - ERIC Lalmand / Belga / AFP

Delphine Boël, une artiste plasticienne belge de 51 ans, affirme être née de la longue liaison qu'a eue dans les années 1960 et 1970 sa mère avec Albert.

L'ex-roi des Belges Albert II, 84 ans, a accepté de se soumettre mardi à un test ADN, dont le résultat restera dans un premier temps confidentiel, à la demande de Delphine Boël qui affirme être sa fille.

"Dans le respect qu'il a de l'institution judiciaire, Sa Majesté le Roi Albert a décidé de se soumettre à l'expertise ordonnée par la Cour d'appel", ont annoncé ses avocats dans un communiqué. L'ancien souverain a effectué ce test mardi matin, a précisé l'un d'eux à l'AFP.

En octobre 2018, donnant gain de cause à Delphine Boël, la cour d'appel de Bruxelles avait ordonné à Albert II de se soumettre à un prélèvement génétique pour enfin trancher la question de cette paternité. Il avait dans un premier temps refusé et ses avocats ont introduit un pourvoi en cassation en février.

Delphine Boël, une artiste plasticienne belge de 51 ans, affirme être née de la longue liaison qu'a eue dans les années 1960 et 1970 sa mère, Sibylle de Sélys Longchamps, avec Albert, alors prince héritier, marié depuis 1959 avec Paola Ruffo di Calabria.

Une astreinte de 5.000 euros par jour s'il persistait à refuser le test ADN

L'ancien souverain, qui a régné de 1993 à 2013 et qui est le père du roi actuel, Philippe, a toujours nié cette filiation. Il a seulement reconnu publiquement avoir traversé une crise conjugale avec Paola à l'époque de la liaison qu'on lui prêtait avec Sibylle de Sélys Longchamps. En 2013, après l'échec d'une tentative de conciliation, Delphine Boël avait décidé de porter l'affaire devant les tribunaux. Depuis lors, le dossier a connu de multiples rebondissements.

Le 16 mai, pour appuyer son arrêt d'octobre dernier, la cour d'appel de Bruxelles avait décidé d'imposer à l'ancien souverain une astreinte de 5.000 euros par jour s'il persistait à refuser le test ADN. A la suggestion de la défense de Mme Boël, la cour avait aussi stipulé qu'en cas d'accord sur la pratique du test, Albert II obtenait que le résultat reste confidentiel.

Cette garantie tient jusqu'à la fin de la procédure en cassation, qui pourrait prendre au moins un an. Selon l'arrêt rendu le 16 mai par la cour d'appel, l'experte judiciaire désignée pour pratiquer le test devait comparer un prélèvement de salive d'Albert II avec les ADN de Mme Boël et de sa mère.

Jérôme Lachasse avec AFP