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Quinze toiles d'Enki Bilal vendues pour 1,5 million d'euros

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Ces œuvres grand-format ont fait voler en éclats les estimations.

C'est un record absolu pour un auteur de bande dessiné encore vivant: quinze peintures sur toile d'Enki Bilal ont été vendues pour un total de 1,45 million d'euros, lundi chez Artcurial à Paris.

Présentées cet été à New-York, Pékin puis Berlin, et exposées tout récemment chez Artcurial, les toiles de cette nouvelle série intitulée "Oxymore" étaient estimées de 30.000 à 100.000 euros.

Dix-sept ans après, une seconde série de toiles

Bilal n'a réalisé au cours de sa carrière que deux séries d'oeuvres sur toile, dont la première d'une dizaine de tableaux intitulée "Bleu Sang" en 1994.

Il aura fallu plus de dix-sept ans pour que l'artiste revienne à ce support. Cette nouvelle série de grands formats s'articule autour de ses thèmes de prédilection : la femme, la sensualité, le couple, l'animalité ou encore le chess-boxing, sport dont il est l'inventeur et qui allie la boxe... aux échecs.

Du simple au double, voire au triple

Il est frappant de voir à quel point les œuvres avaient été finalement sous-évaluées. Ainsi, La Folle du Roi, estimée de 60.000 à 80.000 euros, a été emportée à 175.574 euros (frais compris), battant presque le record d'Enki Bilal, atteint en 2007 chez Artcurial avec Bleu Sang, vendu 177.000 euros, et qui "reste l'œuvre la plus chère d'un artiste de BD toujours vivant", précise la maison de vente.

La toile Chessboxer, estimée de 60.000 à 80.000 euros, a été enlevée à 151.574 euros. White Queen Black Queen a été vendue 138.900 euros (estimation 70.000 à 90.000 euros) et La Cavalière 132.628 euros (estimation 45.000 à 65.000). Fin de partie (60.000 à 80.000 euros) s'est vendue 113.681 euros et Humanimâle 109.915 euros (50.000 à 70.000 euros).