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Vladimir Cosma, du "Grand blond" au Grand Rex

Pierre Richard dans "Le grand blond avec une chaussure noire", d'Yves Robert.

Pierre Richard dans "Le grand blond avec une chaussure noire", d'Yves Robert. - Gaumont

Le compositeur, dont la musique a rythmé le cinéma populaire français des années 60 à 80, dirige l'Orchestre national de Belgique au Grand Rex les 24 et 25 octobre prochain. Séquence nostalgie.

Il a signé la musique des plus grandes comédies françaises des années 70 et 80. Le Grand blond avec une chaussure noire, La boum ou Les aventures de Rabbi Jacob n'auraient pas le même charme sans la musique de Vladimir Cosma.

Sous sa baguette, l'Orchestre national de Belgique interprétera les plus célèbres d'entre elles, et quelques inédits, à l'occasion de deux concerts organisés les 24 et 25 octobre au Grand Rex, à Paris.

"Pour moi, il est indispensable que ces musiques écrites pour le cinéma puissent être extraites des films et avoir une existence propre", estime en effet le prolifique compositeur. On lui doit quelque 300 bandes originales pour le cinéma et la télévision. En voici quelques unes pour réviser ses classiques.

Le grand blond, 1972

Vladimir Cosma a toujours cherché à créer un décalage entre musique et images. "Comme dans Le grand blond où j'ai choisi la flûte de pan et le cymbalum alors qu'on me demandait un thème parodiant les musiques des James Bond, c'est-à-dire tout le contraire". Tout le monde garde en mémoire l'air guilleret à la flûte de pan du film d'Yves Robert. Et la chute de reins de Mireille Darc.

Rabbi Jacob, 1973

Pour Vladimir Cosma, une bonne musique "doit apporter une dimension supplémentaire au film en ne répétant pas ce qui est déjà à l'écran". Après avoir écrit la musique du film de Gérard Oury, Vladimir Cosma a signé en 2008 celle de la comédie musicale portant le même nom.

La Boum, 1980

L'immarcescible Dream are my reality, fredonné par Richard Sanderson, dans La Boum est aussi signée Cosma. Tout comme Destinée, le slow entêtant chanté par Guy Marchand dans Les sous-doués en vacances. Aux concerts, "je vois des mères qui ont vu La Boum à sa sortie en 1980 et qui viennent avec leurs filles de sept ou huit ans. Certaines me disent qu'elles ont vécu leur première histoire d'amour sur cette musique, c'est touchant", évoque Cosma.

La chèvre, 1981

"Je fais ce que Stravinsky ou Ravel ont fait avant moi en reprenant certaines de leurs musiques de ballet pour en faire des suites symphoniques. Le ballet leur a permis d'écrire de la musique, comme le cinéma l'a fait pour moi et me permet aujourd'hui d'aller plus loin dans le travail d'écriture", explique le compositeur. C'est ce qu'il a fait pour La Chèvre de Francis Veber, ou encore L'As des as, ou des musiques de séries comme Châteauvallon ou L'Amour en héritage.

L'as des as, 1982

Gérard Oury est aux manettes, Jean-Paul Belmondo se charge des cascades et Vladimir Cosma de la musique.

Magali Rangin avec AFP