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Pas de second procès pour Pharrell Williams et Robin Thicke, reconnus coupables de plagiat

Robin Thick et Pharrell Williams aux Bet Awards à Los Angeles

Robin Thick et Pharrell Williams aux Bet Awards à Los Angeles - Jason Merritt - Getty Images North America - AFP

Les deux artistes, dont le titre Blurred Lines a été un tube planétaire de 2013, avaient demandé un nouveau procès après avoir été reconnus coupables d'avoir copié un titre de Marvin Gaye. Une demande rejetée par la justice californienne.

Leur tube Blurred Lines avait fait danser le monde entier il y a cinq ans. Robin Thicke et Pharrell Williams, reconnus coupables d'avoir plagié un titre de Marvin Gaye, n'auront pas l'occasion de faire valoir à nouveau leurs arguments: la Cour d'appel de Californie a rejeté mercredi leur demande de nouveau procès.

Dans son arrêt, la cour californienne a validé les principaux arguments ayant donné tort aux deux artistes, qui ont été condamnés en 2015 à verser 7,4 millions de dollars de dommages intérêts aux héritiers de Marvin Gaye, un montant ensuite revu à la baisse à 5,3 millions de dollars. Les héritiers ont également gagné le droit à 50% des recettes futures de Blurred Lines, la chanson la plus vendue en 2013 dans le monde.

Robin Thicke et Pharrell Williams ont été condamnés pour avoir porté atteinte aux droits d'auteur de Marvin Gaye, décédé en 1984, en copiant, en partie, son titre légendaire de 1977, Got to Give It Up.

Une décision qui fait débat

La décision de la cour d'appel de San Francisco (Ninth Circuit) a été prise à deux contre une et la juge en désaccord avec ses deux autres collègues a déclaré dans un argumentaire qu'il était clair pour elle que Blurred Lines n'avait pas copié la mythique chanson de Marvin Gaye.

"Elles diffèrent en mélodie, harmonie et rythme. Mais en refusant de comparer les deux oeuvres, la majorité établit un dangereux précédent qui porte un coup dévastateur aux futurs musiciens et compositeurs", a-t-elle fait valoir.

Bill Hochberg, avocat spécialisé dans les droits d'auteur, estime lui aussi que cette décision fait "polémique parce qu'elle laisse dans le flou des compositeurs et artistes qui créent de la musique. Ils ne savent pas quand ils passent la limite de l'enfreinte aux droits d'auteurs".

Dans un email à l'AFP, il souligne toutefois qu'il est "probable que la cour d'appel de San Francisco prenne le parti opposé dans le cas de Led Zeppelin", un autre procès célèbre de droits d'auteurs.

Le jury avait alors opté en 2016 en faveur du légendaire groupe de rock, qui était accusé d'avoir plagié une chanson d'un groupe moins connu, Spirit, avec son tube Stairway to Heaven.

B.P. avec AFP