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Les écoutes en streaming de F*ck Tha Police de N.W.A explosent

Affiches à la mémoire de George Floyd, tué le 25 mai par des policiers à Minneapolis.

Affiches à la mémoire de George Floyd, tué le 25 mai par des policiers à Minneapolis. - Kerem Yucel - AFP

Le morceau de N.W.A. sorti en 1988 est revenu sur le devant de la scène à la faveur des manifestations contre les violences policières.

"They have the autority to kill the minority", 32 ans plus tard, les paroles de F*ck the police, chanson culte de N.W.A sont toujours d'actualité. Le titre a d'ailleurs vu ses écoutes en streaming exploser. De la même manière que l'écrivain James Baldwin est devenu la référence dans les manifestations aux Etats-Unis, F*ck tha police ainsi que quelques autres chansons ont été érigées en "protest song" des mouvements contre les violences policières, qui éclosent un peu partout dans le pays.

La chanson écrite par Ice Cube et MC Ren pour l'album Straight Outta Compton a vu son nombre d'écoutes en streaming augmenter de 272% sur la période du 27 mai au 1er juin, comparé aux cinq jours qui précèdent la mort de George Floyd, selon Alpha Data, qui analyse les données pour le magazine Rolling Stones.

Hymne des manifestations contre les violences policières

Ce n'est pas la première fois que la chanson devient l'hymne de manifestations contre les violences policières. Une telle résurgence avait déjà eu lieu en 2015, après la mort de Michael Brown, jeune afro-américain abattu par la police à Ferguson.

D'autres chansons s'inscrivent sur la bande son de ce printemps 2020, pétri de colère contre les inégalités raciales. Ainsi, This Is America, de Childish Gambino a bondi de 149% sur les plateformes de streaming. Mais aussi Alright de Kendrick Lamar (+71%), Fight the Power de Public Enemy (+89%), The Charade par D’Angelo and the Vanguard’s (+122%), Don’t Die de Killer Mike’s (+542%) et Freedom de Beyoncé (+70%). Autant de morceaux au titre évocateur.

Tout comme ces chanson plus anciennes, mais qui ont également refait surface tels que Say It Loud — I’m Black and I’m Proud de James Brown (1968), ou I Wish I Knew How It Would Feel to Be Free de Nina Simone (1967).

Magali Rangin