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Ivry-sur-Seine: une pétition lancée contre le concert du rappeur Niska

Le rappeur Niska

Le rappeur Niska - Talent Factory Ltd - Charo Prod - Capitol - Universal

Les signataires de cette pétition, un collectif d’agents communaux et de citoyens, s'interrogent sur le choix de cet artiste et déplorent les "propos méprisants, sexistes et violents envers les femmes" qu'il tient dans ses chansons.

La venue de Niska à Ivry-sur-Seine suscite la controverse. Le rappeur de 24 ans doit se produire samedi sur le parvis de la mairie, à l'occasion d'un concert gratuit donné dans le cadre de la fête de la ville. Une prestation que beaucoup voient d'un mauvais oeil, l'artiste étant réputé pour ses paroles crues et parfois violentes à l'égard des femmes.

Agacé par ce choix, un collectif d’agents communaux et de citoyens ivryens, soutenu par l'association féministe Femmes Solidaires, a lancé une pétition pour protester contre ce spectacle prévu à 22 heures, rapporte Le Parisien.

"Nous nous interrogeons sur le choix de l’artiste", expliquent les signataires, qui dénoncent des "propos méprisants, sexistes et violents envers les femmes", qui n'ont selon eux pas leur place à Ivry, ville engagée pour l’égalité des sexes.

Des "alertes" prises au sérieux par le maire d'Ivry

Dans une lettre à destination du maire, l'association Femmes Solidaires demande à ce que pour son concert, le répertoire de Niska ne comporte "aucune chanson appelant aux violences envers les femmes, ou à la dévalorisation de l’image des femmes" et "que la municipalité s’engage à faire respecter un cahier des charges incluant les valeurs d’égalité femmes-hommes et de lutte contre les violences pour tous les artistes qui seront amenés à venir à Ivry".

"Dans le cadre de la programmation artistique d’une fête de ville, on doit tenir compte des disponibilités le jour envisagé et on cherche avant tout à faire plaisir au public", a expliqué au Parisien le maire, Philippe Bouyssou. "La réalité, c’est que les jeunes d’Ivry portent un grand intérêt à Niska". 

Il a ajouté que si "certaines paroles sont extrêmement violentes à l’égard des femmes", c'était surtout "dans son ancien répertoire", mais qu'il "ne partage évidemment pas ses propos" et prend les alertes "très au sérieux". 

"On va regarder ce qu’il est possible de faire avec la production pour que les chansons litigieuses ne soient pas chantées", a-t-il assuré.
N.B.