BFMTV

Isère: trois jeunes hommes condamnés pour violences aggravées après l'agression d'un maire

La mairie de Miribel-Les-Echelles en Isère.

La mairie de Miribel-Les-Echelles en Isère. - Google Street View

Trois individus ont été condamnés jeudi pour avoir agressé le maire de Miribel-Les-Echelles en Isère au mois de juillet dernier.

Trois jeunes hommes, âgés de 17 et 16 ans au moment des faits, ont été condamnés jeudi pour violence aggravées par le tribunal pour enfants de Grenoble après s'en être pris l'an dernier au maire de la commune rurale de Miribel-Les-Echelles (Isère), ainsi qu'à deux de ses conseillers municipaux.

Le plus âgé de ces trois jeunes a été condamné à cinq mois de prison assorti d'un sursis probatoire de deux ans, lui interdisant notamment de de paraître à Miribel-Les-Echelles, commune de quelque 1700 habitants, a-t-on appris auprès de son avocat.

60 heures d'intérêt général

"On a ramené le dossier à ce qu'il était, sans sa dimension médiatique, et la juridiction a pu comprendre que ce n'était pas une agression délibérée mais plutôt un enchaînement très rapide sans que les jeunes n'aient pris forcément conscience d'à qui ils avaient à faire", affirme Me Arnaud Levy-Soussan à l'AFP, ajoutant que l'audience avait permis aux jeunes de s'excuser.

Les deux autres adolescents écopent respectivement de 60 heures d'intérêt général et d'un avertissement solennel assorti d'une mesure de liberté surveillée.

"La circonstance aggravante de violence sur personne dépositaire de l'autorité publique a été retenue pour le maire, les jeunes ne pouvaient pas ne pas savoir", estime pour sa part Me Tom Senegas, avocat du maire. Elle a en revanche été écartée par le tribunal pour deux conseillers municipaux également pris à partie au cours de l'altercation.

Sept jours d'ITT prescrits pour le maire

Le lundi 27 juillet dernier, Williams Dufour, édile âgé de 51 ans, était en réunion avec deux conseillers municipaux lorsqu'il avait entendu des bruits de scooters puis de feux d'artifice sur la place du village qu'il dirige, situé dans le parc régional naturel de la Chartreuse.

Le maire, annonçant sa fonction, avait demandé en vain aux adolescents de "cesser leurs agissements".

Il avait alors été pris à partie puis frappé au visage et légèrement brûlé à une main, se voyant prescrire sept jours d'ITT (incapacité totale de travail). Deux de ses conseillers avaient également été blessés.

L'agression, commise au coeur de l'été, avait fait réagir le gouvernement, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin estimant sur Twitter qu'"agresser un maire, c'est s'attaquer à la République".

Jeanne Bulant avec AFP Journaliste BFMTV