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Hellfest: Aerosmith, Deep Purple et des dizaines de milliers de métalleux attendus à la "fête de l'enfer"

La 12ème édition du Hellfest commencera à Clisson le vendredi 16 juin 2017

La 12ème édition du Hellfest commencera à Clisson le vendredi 16 juin 2017 - Jean-Sébastien Evrard - AFP

L'incontournable festival de metal lancera sa 12ème édition ce vendredi 16 juin avec une nouvelle fois de nombreuses têtes d'affiche.

Les Britanniques de Deep Purple et des dizaines de milliers d'amateurs de musiques extrêmes venus du monde entier sont attendus dès vendredi à Clisson pour la 12e édition du Hellfest, la grand-messe du metal en plein vignoble nantais. Premier d'une série de 160 concerts répartis sur trois jours, le jeune groupe anglais de rock Inglorious fera entendre ses premiers solos de guitare en fin de matinée, sur l'une des six scènes du festival, le plus grand du genre en France.

Dans la soirée, ce sont les vétérans de Deep Purple, déjà présents en 2014 à la "fête de l'enfer", qui vont partager une nouvelle fois avec le public les accords de leur mythique tube Smoke on the water. Et peut-être l'une des dernières pour le groupe britannique, qui a annoncé une tournée d'adieux après près de cinquante ans de carrière. 

Les adieux d'Aerosmith

Autre formation légendaire à passer par la cité médiévale pour ses "adieux", européens cette fois, Aerosmith dira "Aero-vederci baby" samedi soir. Le groupe de rock américain aux 100 millions d'albums vendus a choisi le Hellfest pour son ultime concert en France. Le groupe de Boston avait été la première tête d'affiche annoncée, à la mi-novembre, alors que la douzième édition affichait déjà quasiment complet depuis plus d'un mois. 

"C'est la deuxième année consécutive qu'on vend tous les billets à l'aveugle !", se réjouit Ben Barbaud, le patron de ce festival né sur les cendres du Furyfest, le premier rendez-vous metal et musiques extrêmes qu'il avait lancé en 2002, à tout juste 22 ans. 

Des festivaliers fidèles

Outre les 53.000 billets à 200 euros pour les trois jours vendus dès octobre, 2.000 places à la journée ont trouvé preneurs en février, "une situation plus qu'envieuse pour n'importe quel organisateur", ajoute-t-il. La fidélisation des festivaliers, dont 25% viennent de l'étranger, n'est pas que liée à l'esthétique de cette musique "de niche", assure Ben Barbaud. "Elle s'explique aussi par toutes les infrastructures et la scénographie qui font du Hellfest un modèle à part". 

Avec ses décors dantesques à la Mad Max nécessitant deux mois et demi de montage, le site ressemble plus à "un parc d'attractions qu'à une aire de festival", souligne le patron du Hellfest. Un côté Disneyland qui lui a valu quelques critiques de la part des festivaliers de la première heure, que Ben Barbaud prend "plutôt comme un compliment".

"On est très fiers de ce qu'on propose. Quand on entre au Hellfest, on est dans une autre vie, dans un autre monde, ce sont tous ces à-côté qui font aussi le festival. Une frange de notre public ne vient plus chez nous, mais on n'a pas vendu notre âme au diable", lance-t-il. 

Linkin Park, Slayer et Trust

Le patron du festival au plus gros budget de France, autour de 19 millions d'euros, "en rajoute" d'ailleurs édition après édition. Cette année, le site sera doté de la fibre optique, mais aussi d'un pipeline pour alimenter tous les bars en bière, et d'un terrain élargi de plus de 10.000 m2 pour plus de confort pour les amateurs de tous les styles de musiques "extrêmes", du heavy metal pur au rock classique, en passant par les courants death, trash ou black metal, mais aussi punk ou hardcore. 

Sur les scènes, défileront artistes émergents et grands noms du metal et du rock, dont Linkin Park, Slayer, les Français de Trust et leur hymne Antisocial, ou encore Prophets of Rage, qui réunit des membres de Rage Against the Machine, Public Enemy et Cypress Hill. 

F.M. avec AFP