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Eurovision: les candidats à suivre

Le candidat suédois à l'Eurovision est donné favori des bookmakers. Réponse samedi soir, à Vienne.

Le candidat suédois à l'Eurovision est donné favori des bookmakers. Réponse samedi soir, à Vienne. - Dieter Nagl - AFP

A la veille de la finale de l'Eurovision à Vienne, en Autriche, voici les sept candidats que nous avons repérés. Avec quelques conseils de bookmakers, un soupçon de chauvinisme et une louche de subjectivité.

La patrie de Conchita Wurst, de Mozart et d'Arnold Schwarzenegger s'apprête à accueillir samedi la finale de l'Eurovision. Les candidats sont encore 27 en lice, à l'issue de deux demi-finales. Voici, à quelques heures de la grande fête de la variété européenne, ceux que nous avons repérés.

Cette année, on ne verra pas les Finlandais: leur groupe de punks composé de trisomiques et d'autistes n'a pas passé le cap de la demi-finale. Seuls les Arméniens, dont le titre évoque le génocide perpétré par la Turquie, élèvent un peu le débat géopolitique, même si leur morceau est assez fade. Le groupe Genealogy a d'ailleurs dû changer son titre initial, Don't deny (ne niez pas), considéré comme une injonction trop directe à la Turquie (qui de toute façon ne participe pas), pour un plus consensuel Face the Shadow (Faire face à l'ombre).

> Suède, two points

A en croire les bookmakers, qui ne sont pas d'une audace folle, le pays d'ABBA est censé gagner l'Eurovision cette année. Outre un morceau pas désagréable à écouter et un physique de gendre parfait, Mans Zelmerlow a un véritable atout pour donner le meilleur de lui-même. "Je vérifie ma braguette, mais genre 50 fois", a-t-il confié.

> Autriche, one point

Après l'exploit de Conchita Wurst en 2014, tous les regards seront tournés vers son successeur. Barbu itou, mais avec le chapeau de Marc Veyrat, un piano et deux acolytes. Le groupe qu'ils forment, The Makemakes, interprète une chanson un peu sirupeuse, intitulée I'm yours.

> France, three points

Sachant que la plupart des candidats de l'Eurovision sont désormais issus des télécrochets locaux type Nouvelle star ou The Voice (c'était ainsi le cas de Conchita Wurst), la candidate française Lisa Angell fait un peu figure d'Ovni dans cette sélection. Elle se distingue à la fois par son style, son âge et son répertoire, ce qui peut jouer en sa faveur. En plus, elle chante en français. Pour y aller décontractée, la chanteuse peut aussi se dire qu'il sera impossible de faire pire que ses prédécesseurs, les Twin-Twin. 

> Italie, one point

Ne serait-ce que parce qu'ils chantent en italien et rejouent dans leur clip la scène de la séance poterie dans Ghost, les Italiens d'Il Volo méritent que l'on s'attarde sur leur cas. Comme la France, l'Italie n'a pas gagné depuis des lustres (25 ans) et a un peu la pression. Il Volo, c'est donc deux ténors et un baryton, qui livrent pour l'Eurovision un titre "pop opéra" kitsch à souhait. Un style qui n'avait pas spécialement porté chance à Amaury Vassili, le candidat français en 2011, mais ça peut marcher.

> Pologne, one point

Monika Kuszynska a 35 ans. Elle est paralysée depuis un accident de voiture, en 2006. Si sa chanson In the name of love ne présente pas un grand intérêt, la personnalité et le parcours de la candidate forcent le respect. "Je considère ma prestation comme un témoignage, pour dire qu'on peut ne pas se laisser abattre, et qu'on doit vivre pleinement même quand la vie nous soumet à une dure épreuve. Depuis mon accident, chanter est devenu ma mission", a-t-elle déclaré à l'AFP.

> Australie, two points

La "grande Europe" de l'Eurovision accueille cette année un pays presque voisin, l'Australie. Mais même venant du bout du monde, Guy Sebastian, le candidat australien, est à peu près formaté comme les autres. D'autant qu'il est issu du télécrochet Australian Idol. Au moins se démarque-t-il un peu, avec le très efficace Tonight again.

> Royaume-Uni, three points

Les candidats anglais d'Electro Velvet font partie des rares candidats à avoir une identité sonore. Qu'on aime où qu'on n'aime pas, leur joyeux charleston électro, I'm still in love with you, fait plus d'effet que les hululements d'une Slovène neurasthénique ou d'un Chypriote dépressif.

Magali Rangin