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Étape parisienne de prestige pour Asaf Avidan à l'Opéra Garnier

Asaf Avidan en juillet 2015

Asaf Avidan en juillet 2015 - Guillaume Souvant - AFP

Le chanteur israélien était en concert vendredi soir à Paris à l'Opéra Garnier, devant une salle comble.

Asaf Avidan s'est offert vendredi en solo une étape de prestige dans l'écrin de l'Opéra Garnier à Paris où il notamment interprété trois titres inédits dans "l'endroit au monde" où il avait "le plus envie de jouer". 

Sur la scène de l'Opéra Garnier, assis tout le long du spectacle de plus d'une heure et demie entouré de ses quatre guitares et son ordinateur, l'auteur, compositeur et interprète de 36 ans a livré une prestation intimiste et intense, sous un jeu de lumières épuré et très étudié. 

Dans une salle comble (plus de 2.100 places), Asaf Avidan a offert une poignée de nouvelles chansons, aux côté de celles de son dernier album en date, Gold Shadow (2015), le troisième en solo. Sur l'un de ces inédits, The Study Of Falling, à mi-chemin entre soul et folk, le chanteur à la voix aiguë et brisée a fait étalage de tout son talent d'interprète.

Il fustige Trump et "le système capitaliste néfaste"

Sa poétique singularité s'exprime notamment lors de morceaux comme One day (Reckoning Song), tiré de l'album The Reckoning (2008) enregistré avec son groupe, The Mojos, The Labyrinth Song de son dernier album et Cyclamen du précédent Different Pulses (2012).

En perpétuel dialogue avec le public, il raconte sa vie et braque les lumières sur la salle. Sa volonté? "Pouvoir observer le public et saisir ses réactions pour créer une forme d'intimité et d'échange", avait-il expliqué la veille. Sur scène, ce globe-trotteur, fils de diplomates, qui affirme "ne pas avoir de chez lui", égratigne aussi Donald Trump et fustige "le système capitaliste néfaste", en ajoutant que "ni moi ni mon équipe n'avons touché d'argent même si je sais que vous avez payé cher vos places."

N.B. avec AFP