BFMTV

Michel Galabru se dit "sans ressources" et évoque sa "petite retraite de fonctionnaire"

Michel Galabru lors de la cérémonie des Molières en 2010.

Michel Galabru lors de la cérémonie des Molières en 2010. - Fred Dufour / AFP

L'acteur de 92 ans, actuellement à l'affiche du Cancre au théâtre Montparnasse, a confié que jouer était devenu pour lui une vraie nécessité.

A 92 ans, Michel Galabru ne s'arrête pas. Le comédien, à la popularité intacte et à la filmographie infinie, est de retour sur les planches en cette rentrée de septembre dans Le Cancre au théâtre Montparnasse. Pourtant, malgré sa carrière impressionnante, ses innombrables pièces et ses rôles cultes dans de grands classiques de la comédie française, l'acteur ne veut pas encore mettre un point final à sa carrière. Et la raison ne repose pas complètement sur son seul amour du métier.

En effet, au cours d'un entretien accordé à RTL, Michel Galabru a avoué que continuer à jouer était encore une nécessité aujourd'hui pour lui afin de vivre correctement. "Je suis un peu obligé de continuer parce que je n'ai pas d'autres ressources", a révélé l'inoubliable interprète de l'adjudant Gerber de la série des Gendarmes de Saint-Tropez

"Souhaitez-moi d'aller vers les 102 ans et demi après il faudra bien lâcher."

Celui qui confie toucher "une petite retraite de fonctionnaire" explique: "J'ai encore des enfants et des petits enfants à charge, plus ou moins" Et d'ajouter: "Il y a des moments de grande inquiétude parce qu'on oublie toujours que la moitié des gains part aux impôts."

En près de sept décennies de carrière, Michel Galabru aura joué avec les plus grands, une expérience qui ne l'empêche cependant pas d'avoir encore le trac avant de monter sur scène : "J'ai peur. Je suis malade. Vous avez les lèvres qui collent tellement que vous n'avez plus de salive."

Mais si la scène est une nécessité pour gagner sa vie, elle est aussi pour Michel Galabru une parenthèse essentielle dans une existence récemment touché par plusieurs drames. "J'ai perdu mon frère presque en même temps que ma femme. Pour moi c'est à peine vivable, confie-t-il. Dans la journée ça va, parce qu'il y a de l'animation mais la nuit quand on est tout seul, on a des moments terribles. C'est pour ça que si Dieu est bon j'aimerais qu'il le montre." Et l'acteur de conclure : "Souhaitez-moi d'aller vers les 102 ans et demi après il faudra bien lâcher".

Fabien Morin