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Mathieu Kassovitz prépare une série sur le sexe

Mathieu Kassovitz à Cannes en 2017

Mathieu Kassovitz à Cannes en 2017 - AFP

Dans un entretien accordé au JDD , l'acteur et réalisateur a assuré que ce projet "donnera un coup de pied, salutaire en ce moment".

Alors que la nouvelle saison du Bureau des Légendes sort lundi sur Canal+, Mathieu Kassovitz a annoncé à nos confrères du JDD travailler sur un nouveau projet. L'acteur, réalisateur et producteur prépare sa propre série, qui aura pour thème le sexe.

"Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, je me suis attelé à mon propre projet de série. Je tiens un truc très fort, qui donnera un coup de pied, salutaire en ce moment, dans les couilles de beaucoup de monde: une série ethnologique sur le sexe", a-t-il révélé.

"Vous avez déjà vu des obèses ou des handicapés faire vraiment l’amour au cinéma?", a pointé du doigt le comédien. "C’est la chose la plus naturelle du monde, mais c’est celle qu’on cache le plus aux autres par peur d’être jugé". 

Avec cette série, Mathieu Kassovitz veut montrer "comment les gens s’habillent le jour et jouissent la nuit". "Vu le sujet, j’ai de quoi tenir 30 saisons!", a-t-il assuré. 

"Je suis devenu le chouchou de la DGSE"

En attendant, il sera de retour dès ce lundi sur Canal+, dans la cinquième saison de la série d’espionnage Le bureau des légendes, d'Éric Rochant. Un feuilleton qui l'a aidé à casser l'image de "trublion antisystème" qui lui collait à la peau depuis le film La Haine, sorti en 1995.

"Grâce au Bureau des légendes, je suis devenu le chouchou de la DGSE, et même du GIGN et de tous les groupes d’intervention du pays!", a confié Mathieu Kassovitz. "Je n’aime toujours pas la police, car l’idée qu’on puisse exercer du pouvoir sans en avoir les compétences me rend dingue, mais j’apprécie l’état d’esprit de ces militaires et je partage leur dévotion à la défense de la nation".

Il se dit même "fier de les avoir côtoyés et de savoir qu’ils se reconnaissent dans la série". "Chaque année, on fait une projection pour eux et je suis toujours ému de les entendre nous expliquer qu’ils sont heureux qu’on les présente, non pas comme des James Bond avec gadgets, mais comme des gens normaux avec une famille et des problèmes psychologiques liés à leurs missions", a-t-il expliqué. "Certains agents montrent d’ailleurs la série à leurs proches pour leur faire comprendre ce métier dont ils n’ont pas le droit de parler".

Nawal Bonnefoy