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Le rappeur Orelsan sera rejugé pour provocation à la violence envers les femmes

Orelsan

Orelsan - Pierre Andrieu - AFP

Le rappeur de 32 ans sera jugé une troisième fois pour provocation à la violence envers les femmes, pour les textes de ses chansons interprétées lors d'un concert donné à Paris en mai 2009.

La Cour de cassation a décidé ce mardi que le rappeur Orelsan devra être jugé une troisième fois pour provocation à la violence envers les femmes, pour les textes de ses chansons interprétées lors d'un concert à Paris en mai 2009.

Dans sa décision, la Cour de cassation a estimé que la cour d'appel ne pouvait pas "prononcer d'office la prescription de l'action publique sans avoir permis aux parties d'en débattre". Ainsi, les hauts magistrats ont annulé la décision de la cour d'appel de Paris et renvoyé le dossier devant la cour d'appel de Versailles afin que le rappeur soit à nouveau jugé. 

Orelsan, coupable de "provocation à la violence"

Poursuivi par des associations féministes, Orelsan (Aurélien Cotentin de son vrai nom), 32 ans, avait dans un premier temps été condamné le 31 mai 2013 à 1.000 euros d'amende avec sursis, pour injure et provocation à la violence envers les femmes.

Le tribunal correctionnel de Paris avait considéré la phrase "les féministes me persécutent (...), comme si c'était d'ma faute si les meufs c'est des putes", comme une injure sexiste. Pour "renseigne-toi sur les pansements et les poussettes, j'peux t'faire un enfant et t'casser le nez sur un coup de tête", ainsi que "ferme ta gueule ou tu vas te faire marie-trintigner (...)", Orelsan avait été reconnu coupable de "provocation à la violence à l'égard d'un groupe de personnes en raison de leur sexe".

Orelsan avait alors fait appel; le 14 mai 2014, la cour d'appel de Paris avait jugé que les poursuites étaient prescrites et ne s'était pas prononcée sur le fond du dossier. Le parquet général et les cinq associations féministes (les Chiennes de garde, le collectif féministe contre le viol, la Fédération nationale solidarité femmes, Femmes solidaires et le Mouvement français pour le planning familial) avaient décidé de former un pourvoi en cassation.

Dans une précédente affaire, poursuivi par l'association Ni putes ni soumises pour sa chanson Sale pute, qui avait suscité une vive polémique en 2009, Orelsan avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris en juin 2012.

R.I avec AFP