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La ville de Londres agacée que les fans d’Amy Winehouse dérobent les panneaux de signalisation

Amy Winehouse, le 4 juillet 2008

Amy Winehouse, le 4 juillet 2008 - Pierre-Philippe Marcou - AFP

Certains adeptes de la chanteuse ont décidé de s'offrir en guise de souvenir, des panneaux de circulation du quartier londonien dans lequel résidait la star.

Voler les panneaux de signalisation: voici la dernière lubie des fans d'Amy Winehouse. Si certains collectionnent les tee-shirts, disques, posters et autres goodies à l’effigie de la star décédée le 23 juillet 2011, d’autres ont décidé d’accumuler les panneaux signalisation du quartier dans lequel la chanteuse a vécu, à Londres.

Bien que l’histoire prête à sourire, elle n’amuse pas franchement les autorités locales, ni les habitants de Camden. Chaque stop, sens interdit et autre panneau de limitation de vitesse dérobé en guise de souvenir est en effet remplacé au frais du contribuable.

14 panneaux dérobés depuis le décès de la star 

L'addition commence à s’avérer salée. Comme le rapporte The Mirror, 14 panneaux auraient ainsi disparu depuis la mort de la chanteuse britannique, ce qui représente un coût de plus de 5500 euros. A cela s’ajoute les nombreux hommages rédigés au stylo sur les panneaux par les groupies de la star. 

"Amy est une légende de Camden et je comprends que des fans veuillent ramener des souvenirs. Cependant, ôter ces panneaux défigure le quartier et coûte de l'argent à la communauté", a déclaré un conseiller municipal tout en encourageant les admirateurs d’Amy Winehouse à faire des dons à la fondation de l’artiste, qui tend à résoudre les problèmes d’addiction des jeunes.

Cette histoire à Camden rappelle la mésaventure qu'avait connu un petit village français de Picardie lorsque le chanteur Kamini avait sorti son titre Marly-Gomont en 2007. A l'époque, ce dernier avait déclaré sur TF1: "Ça m’a fait marrer que des jeunes volent les panneaux de Marly-Gomont, il y a des nouvelles plus graves. Mais si la commune paie les panneaux tous les 15 jours, ce n’est plus marrant. Marly-Gomont, ce n’est pas New York. Ils n’ont pas le même budget".

Romain IRIARTE