BFMTV

La La Land, Jean-Luc Godard, Johnny... Eddy Mitchell n'épargne rien ni personne

Eddy Mitchell aux César, le 2 mars 2018.

Eddy Mitchell aux César, le 2 mars 2018. - Philippe Lopez - AFP

Dans une interview fleuve accordée au JDD, le chanteur de 76 ans s'est confié sur sa carrière et ses goûts cinématographiques.

Eddy Mitchell a un avis bien tranché sur le cinéma. Dans une longue interview accordée au Journal du Dimanche paru ce 19 août, le chanteur et comédien, à l'affiche des Vieux fourneaux, aura fait plusieurs victimes, à commencer par La La Land - n'en déplaisent aux six Oscars raflés par le film.

"Ne me parlez pas de La La Land, de Damien Chazelle, cet immense nanar! Le film m'a fait mourir de rire: Emma Stone est moche comme un pou, Ryan Gosling a les pieds plats. On espère qu'une chose: qu'ils ne fassent pas d'enfants!", lâche-t-il dans les colonnes de l'hebdomadaire. Et pour cause, pour lui, la comédie musicale "se résume à Fred Astaire, un peu Gene Kelly et après, bonsoir!".

Mais la Vieille Canaille ne s'arrête pas là. Autre victime de cette interview fleuve: Jean-Luc Godard. "Si cet homme fait du cinéma, alors moi je suis la femme à barbe", raille Eddy Mitchell, qui considère que le réalisateur n'est qu'un "compte en banque en Suisse." D'ailleurs, contrairement à son ami disparu Johnny Hallyday, Eddy Mitchell refuserait lui de jouer dans l'un de ses films.

"Je suis devenu chanteur grâce au cinéma"

L'artiste, qui parle des premiers films dans lesquels il a joué comme étant "de sacrés navets", évoque également sa propre carrière à l'écran. "Je suis devenu chanteur grâce au cinéma", ajoute-t-il. Une carrière indissociable de celle de Johnny Hallyday.

"Johnny, les films et moi, ça faisait trois! Lui était fan de blockbusters façon Transformers, moi je préfère Elia Kazan. Johnny était un acteur plutôt laborieux, pas franchement sûr de lui mais travailleur", se souvient l'interprète de Couleur menthe à l'eau.

Et celui qui se définit non pas comme "un comédien", mais comme "un acteur", a également dévoilé une - surprenante - exigence sur les tournages pour lesquels il signe.

"Je fais stipuler dans mes contrats de ne pas avoir à montrer mes fesses à l'écran. Si le scénario l'exige, une doublure prend le relais. Cela me permet de m'offrir une journée peinard, et tout le monde pense que j'ai un magnifique postérieur", explique-t-il au JDD.

L.V.