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"The Father": Florian Zeller "particulièrement heureux" que son film oscarisé sorte enfin en France

Le réalisateur Florian Zeller, oscarisé pour "The Father", était l'invité de Première Édition sur BFMTV ce mercredi matin, à l'occasion de la sortie du film dans les salles françaises.

Fort de deux Oscars, The Father de Florian Zeller sort enfin ce mercredi en France. Pour l'occasion, le réalisateur du film était invité ce matin sur le plateau de BFMTV, accompagné de son Oscar du meilleur scénario adapté, posé à ses côtés.

"C'est un objet très fort, et je l'associe vraiment à ce moment de grande joie et de gratitude, joie qui était la nôtre lors de cette cérémonie le mois dernier", a-t-il reconnu sur notre antenne.

Privé à plusieurs reprises d'une sortie au cinéma en raison de la pandémie, ce long-métrage, qui suit un vieil homme qui bascule progressivement dans la démence sénile (incarné par Anthony Hopkins, oscarisé pour ce rôle), est enfin projeté dans les salles françaises.

"C'est un moment que j'attends depuis un certain temps déjà", a confié le cinéaste et dramaturge. "En réalité, le film n'a cessé de ne pas sortir. Faire un film, c'est la somme de tellement de travail, de tellement de rêves, que tout ça n'a de sens que pour ce moment-là. C'est le moment où on partage des émotions. Je suis donc particulièrement heureux, que ce moment arrive enfin".

L'appréhension est là, admet-il. Mais Florian Zeller préfère penser à "un rendez-vous", qu'il se "réjouit d'avoir". "Je viens du théâtre et je suis particulièrement sensible à ça. C'est-à-dire être dans une salle et sentir ce moment de partage et d'émotion avec les autres", a-t-il ajouté.

Gagner la confiance d'une légende du cinéma

Florian Zeller a aussi évoqué l'Oscar du meilleur acteur, décroché par Anthony Hopkins. Un artiste qu'il a rencontré il y a de cela trois ans, et pour qui il a pensé et écrit ce rôle difficile.

"J'étais très ému qu'il le reçoive, car je sais qu'il a abordé ce rôle d'une façon singulière en donnant tout ce qu'il pouvait donner, avec une générosité et une humilité extrêmes", a-t-il raconté. "Ma joie était complète car on a commencé la cérémonie avec l'Oscar du meilleur scénario, et on l'a terminée avec celui du meilleur acteur".

"Faire un film, c'est une aventure affective, particulière, intense et profonde", a poursuivi le réalisateur. "On est allés ensemble explorer des émotions qui étaient intimes et secrètes, mais aussi brutales. On a pu le faire uniquement car on avait une intimité et une affection, et une confiance. Avoir pu gagner sa confiance, c'était très important pour moi.""

"Il a fait ce que fait un vrai artiste, il s'est mis entièrement en danger pour ce rôle, et essayer de faire quelque chose qui a de la valeur", a assuré Zeller.

Après le succès de The Father, Florian Zeller va adapter au cinéma The Son, une autre de ses pièces, qui porte sur les tourments de l'adolescence. Le tournage démarrera cet été à New York, avec Hugh Jackman et l'actrice oscarisée Laura Dern.

Nawal Bonnefoy