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T2Transpotting: comment la suite du film culte de Danny Boyle jongle entre passé et présent

T2 Trainspotting 2

T2 Trainspotting 2 - Sony Pictures Entertainment

La suite très attendue du célèbre Trainspotting, film culte de Danny Boyle, débarque dans les salles françaises ce mercredi. Et reprend les codes du volet précédent tout en s'ancrant dans le présent.

Choose life. Vingt ans ans après le cultissime Trainspotting, la suite débarque ce mercredi dans les salles françaises, avec les mêmes acteurs. Au programme: nouvelles aventures, sexe, drogue, rock'n'roll... et nostalgie. Une recette efficace pour convaincre les fans de la première heure.

Plus de vingt ans après la trahison de Mark Renton aka Ewan McGregor, retour à Edimbourg. L'ancien junkie, qui avait fui à Amsterdam, se trouve obligé de retourner là où il a grandi. Spud (Ewen Bremner) est toujours accro à l'héroïne et peine à joindre les deux bouts, Sick Boy (Johnny Lee Miller) carbure à la cocaïne et produit illégalement des sex-tapes pour faire chanter des hommes fortunés. Begbie (Robert Carlyle) est en prison. Et il est très, très énervé. 

Entre photos argentiques...

Si retrouver les personnages si familiers plonge aussitôt dans les années 1990, le réalisateur Danny Boyle en rajoute une couche et distille tous les ingrédients nécessaires à une réminiscence en bonne et due forme. Entre flashbacks, photos argentiques scotchées au mur et reconstitution de scènes inoubliables du premier volet (l'ouverture du film lors de laquelle Renton court et manque de se faire renverser par une voiture). "Tu es un touriste dans ta jeunesse", fait remarquer Sick Boy à Renton, comme un clin d'oeil au spectateur qui s'est lui aussi perdu dans les années 1990 le temps de quelques scènes.

Les souvenirs se veulent aussi auditifs: si la bande-originale du premier film ne contenait aucune fausse note (Iggy Pop, Lou Reed, Blur, New Order...), celle de T2 oscille entre morceaux pop et chansons-souvenirs, avec notamment un remix tout en lenteur de Born slippy, le tube electro d'Underworld qui concluait le précédent volet.

... et Snapchat

Mais Trainspotting ne serait pas Trainspotting s'il ne dépeignait pas avec justesse les moeurs et travers de notre époque. T2 est une ode évidente au passé, mais c'est bien notre quotidien qu'il décrit de manière incisive. Les personnages ont désormais des smartphones et sont inscrits à la salle de sport. Ils prennent des selfies et y ajoutent des filtres sur Snapchat, hilares. Le mythique monologue de Mark Renton ponctué de "Choisis...", critique désormais l'addiction à ces nouvelles technologies.

En 1996, Trainspotting dépeignait un Royaume-Uni qui "nageait en pleine euphorie avec Tony Blair et la Britpop", a rappelé Danny Boyle à l'AFP, ce second volet montre une nation "très différente". Cette fois-ci, les personnages évoluent sur fond de Brexit. Et vont jusqu'à réclamer des fonds européens dans le but de monter une nouvelle affaire - en toute illégalité bien sûr. 

Le nouveau film de Danny Boyle s'attarde aussi la complexité des relations qui se font et défont avec le temps qui passe, entre rancoeurs et règlements de compte. Les personnages, anciens héroïnomanes, font le point sur leur vie et réalisent qu'à quelques détails près, rien n'a vraiment changé.

https://twitter.com/nawalbonnefoy Nawal Bonnefoy Journaliste people, culture et mode BFMTV