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Quand Marseille fait son cinéma

Deux personnes ont été tuées à Marseille et une troisième blessée dans la nuit du vendredi 24 juin 2016.

Deux personnes ont été tuées à Marseille et une troisième blessée dans la nuit du vendredi 24 juin 2016. - Une voiture de police - DR (photo d'illustration)

Kad Merad raconte dans son film, en salles ce mercredi, son amour pour Marseille. Avant lui, d'autres réalisateurs ont livré leur vision, pas toujours idyllique de la ville qui ne laisse personne indifférent.

C'est l'héroïne du film de Kad Merad, en salles ce mercredi. La si photogénique ville de Marseille est le décor et parfois le personnage de bien des films. Chacun révélant une facette différente de la ville. Marseille la mafieuse, dans les films sur le grand banditisme époque french connection Le petit peuple de Marseille, filmé avec tendresse par Robert Guédiguian, ou encore les folles courses entre Le Vieux-Port et Marignane, dans Taxi de Gérard Pirès.

Voici quelques-uns des films les plus emblématiques situés à Marseille, qui ont, qu'on le veuille ou non, façonné notre imaginaire et la vision que l'on a de la ville.

> Marius et Jeannette, 1997 

Robert Guédiguian livre une image inédite des quartiers nord et de l'Estaque, le quartier où il a grandi. Le quartier, déshérité et frappé par le chômage, est ici le théâtre de l'histoire d'amour entre Marius (Gérard Meylan) et Jeannette (Ariane Ascaride). Et devient avec le regard tendre et humaniste de Guédiguian, le plus charmant endroit du monde.

Marseille est le décor de plusieurs autres films de Robert Guédiguian, comme La ville est tranquille, en 2000 ou encore Marie-Jo et ses deux amours en 2002.

> Comme un aimant, 2000

De la tendresse, il y en a aussi dans le film d'Akhenaton, du groupe IAM et Kamel Saleh. Ils suivent une bande de trentenaires du quartier du Panier (où se situe aujourd'hui l'action de la série Plus belle la vie, et le célèbre bar du Mistral), dans le vieux Marseille. Un peu glandeur (ils sont "aimantés" par les bancs du quartier, d'où le titre), un peu loosers aussi, ils vivent de petites arnaques, de soleil et d'amitié. 

La bande-originale et notamment le titre Belsunce breakdown (du nom du quartier de Belsunce), créé par Bouga, a été un véritable tube.

> La French, 2014

Le réalisateur Cédric Jimenez a recréé le Marseille des années 70 et 80, pour nous conter l'histoire du juge Michel, assassiné en 1981 en pleine rue, près de la Cité Radieuse de Le Corbusier. Jean Dujardin y campe ce juge inflexible, face à Gilles Lellouche dans le rôle du parrain marseillais Gaëtan Zampa. En toile de fond, le Vieux-Port, la Corniche, et en guest stars, le soleil et la lumière inimitables de Marseille.

> French Connection, 1971

Du Château d'If à Brooklyn, le réalisateur américain William Friedkin retrace le célèbre trafic d'héroïne entre la France et les Etats-Unis, dans les années 70, la "French connection". New York et Marseille y apparaissent comme de hauts lieux du crime organisé. Le Panier ou le Vallon des Auffes, aujourd'hui totalement réhabilités y sont filmés dans leur "jus" 70's, lépreux à souhait. Avec Gene Hackman, Fernando Rey et Roy Scheider. 

> De guerre lasse, 2014

Histoires de famille, règlements de compte et mafia corse, telle est l'histoire du film d'Olivier Planchot avec Jalil Lespert et Tchéky Karyo. Marseille y est, une fois encore, le théâtre d'un polar sanglant.

> Taxi, 1998

Il ne faut que 14 minutes et 30 secondes à Sami Naceri pour rallier Marignane depuis le Vieux-Port au volant de son taxi, sous l'oeil bienveillant de Notre Dame de la Garde. Autant dire qu'on a peu le temps d'admirer les rues de la cité phocéenne.

> La trilogie marseillaise, 1931

Difficile d'évoquer Marseille, sans citer Marcel Pagnol et sa trilogie marseillaise, Marius, Fanny, et César, tournée dans les années 30. Même si l'on voit finalement assez peu la ville, hormis le Vieux-Port, l'oeuvre de Pagnol est indissociable de Marseille. Il faut dire que les deux premiers volets avaient été écrits pour le théâtre.

> Marius, 2013

Daniel Auteuil a livré sa version de Marius, et de Fanny, les deux premiers volets de la trilogie, reprenant lui-même le rôle César, interprété à l'époque par Raimu. Raphaël Personaz est le beau Marius et Jean-Pierre Daroussin, Panisse. Ce remake montre, bien plus que la trilogie originale, les beautés de Marseille et de ses calanques.

Magali Rangin