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Quand Donald Trump admirait Meryl Streep... en 2015

Donald Trump et Meryl Streep.

Donald Trump et Meryl Streep. - Brendan Smialowski - Alberto E. Rodriguez - Getty Images North America - AFP - Montage BFMTV.com

Donald Trump n'a pas toujours pensé que Meryl Streep était l'un des "actrices les plus sur-évaluées à Hollywood", bien au contraire.

Seuls les imbéciles ne changent pas d'avis, c'est ce que que pourra arguer Donald Trump dans un prochain tweet. Après la passe d'arme entre le président élu américain et Meryl Streep, dimanche et lundi, le Hollywood Reporter a exhumé une interview de 2015 dans laquelle l'homme d'affaire louait le talent de l'actrice.

Après le vibrant discours de Meryl Streep aux Golden Globes dimanche, dénonçant les manières brutales de Donald Trump, le président élu, avait dégainé dès le lundi matin une réponse cinglante. "Meryl Streep, l'une des actrices les sur-évaluées de Hollywood, ne me connaît pas mais m'a attaqué, hier soir aux Golden Globes", avait posté celui qui dirigera les Etats-Unis dès le 20 janvier prochain, se fendant de trois tweets rageurs pour exprimer le fond de sa pensée.

"A la botte d'Hillary"

Sauf qu'en août 2015, l'animateur de téléréalité, alors candidat républicain à la présidentielle, invité à citer des actrices qu'il estimait avait nommé Meryl Streep. "Julia Roberts est formidable, et il y en a bien d'autres. Meryl Streep est excellente; et c'est aussi quelqu'un de très bien", estimait-il alors. A l'époque, les affinités démocrates déjà affichées de la comédienne ne semblaient pas déranger Donald Trump. L'actrice aux trois Oscars n'est plus aujourd'hui aux yeux du président élu qu'une personne "à la botte d'Hillary".

L'actrice de 67 ans n'a pas mâché ses mots, dimanche, en revenant sur ce qui avait été pour elle la "performance" de l'année. Il s'agit, selon elle, de l'imitation moqueuse qu'a faite, lors d'une réunion publique en novembre 2015, Donald Trump d'un journaliste du New York Times qui souffre d'une maladie articulaire limitant les mouvements de ses bras.

"La violence incite à la violence"

Pour elle, ce genre de débordements "s'immisce dans la vie de tout le monde, parce que cela autorise d'autres à faire la même chose". "L'irrespect amène l'irrespect. La violence incite à la violence", a-t-elle dit. "Et quand les puissants se servent de leur rang pour brutaliser les autres, nous sommes tous perdants."

Répondant à l'attaque, Donald Trump, a juré "pour la 100e fois", qu'il ne "s'est jamais moqué d'un reporter handicapé (et ne le ferai[t] jamais)".

Magali Rangin