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Mektoub my Love Intermezzo: une association veut interdire aux moins de 18 ans le film de Kechiche

Roméo De Lacour, Marie Bernard et Shaïn Boumedine dans Mektoub My Love: Intermezzo.

Roméo De Lacour, Marie Bernard et Shaïn Boumedine dans Mektoub My Love: Intermezzo. - Copyright Pathé Distribution

Une association qualifie le nouveau Kechiche de "film hautement pornographique" et espère une interdiction aux moins de 18 ans.

Le nouveau film d'Abdellatif Kechiche, Mektoub my Love Intermezzo, a défrayé la chronique lors du dernier festival de Cannes en raison notamment d'une longue séquence de boîte de nuit qui culmine avec une scène très crue de cunnilingus. Suite de Mektoub my Love: canto uno, qui avait été acclamé par la critique, Intermezzo a divisé les journalistes, certains dénonçant l'obsession de Kechiche pour les fesses de ses comédiennes.

Alors que le long-métrage n'a pas encore de date de sortie officielle - d'autant que le réalisateur doit retravailler le montage - l'association Stop au porno est montée au créneau mardi pour demander son interdiction aux moins de 18 ans:

"Stop au porno et ses avocats ont pris des dispositions pour lancer une attaque en justice afin d’empêcher la diffusion du film Mektoub my love: Intermezzo auprès d’un public non averti", peut-on lire sur le site de l'organisation, qui dénonce "un film hautement pornographique".

Scènes de sexe

"On justifie un certain nombre d’images pornographiques par leur qualité artistique. Mais ces scènes de sexe non simulées [une information que Kechiche a refusé de commenter, ndlr] ont écœuré à Cannes des spectateurs alors qu’ils sont plutôt aguerris", a martelé dans les colonnes du Parisien Jeanne Smits, membre de Stop au porno.

Kechiche avait déjà eu des démêlés avec Promouvoir pour La Vie d'Adèle, histoire d'amour entre deux femmes, qui avait reçu en 2013 la Palme d'or. L’association proche des catholiques traditionalistes avait tenté en 2015-2016 de revenir sur l'interdiction aux moins de 12 ans du film. Selon elle, "plusieurs scènes de sexe présentées de façon réaliste" étaient "de nature à heurter la sensibilité du jeune public."

Jérôme Lachasse