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Le réalisateur Mathieu Kassovitz juge les salles de cinéma "absolument pas essentielles" dans la situation actuelle

Le réalisateur Mathieu Kassovitz a affirmé, ce jeudi soir sur notre antenne, que les salles de cinéma n'étaient pas "essentielles" en ces temps de crise sanitaire, alors que Jean Castex a annoncé qu'elles resteraient finalement fermées jusqu'en janvier 2021.

Le monde de la culture fulmine depuis que Jean Castex a annoncé, ce jeudi soir, que les lieux culturels fermés depuis fin octobre le resteraient au moins jusqu'au 7 janvier 2021. Mais devant toute cette colère et cette frustration, certains appellent à relativiser en ces temps difficiles.

Invité de l'émission 22H Max ce jeudi soir sur notre antenne, le réalisateur et acteur Mathieu Kassovitz juge, lui, que les salles de cinéma ne sont "absolument pas essentielles dans la situation dans laquelle on est", dénonçant "une forme d'ego mal placé".

"Le cinéma n'est plus essentiel comme il a pu l'être"

"Vous avez la télé, vous pouvez regarder des films à la maison", affirme sur BFMTV Mathieu Kassovitz, qui constate que "le cinéma n'est plus essentiel comme il a pu l'être à une époque".

"Le futur du cinéma, malheureusement n'est plus là. C'est comme se battre pour qu'une espèce animale ne disparaisse pas. (...) Les cinémas sont voués à disparaître et là c'est juste un accélérateur. Il y a beaucoup de salles qui ne seront plus là à la rentrée, beaucoup de propriétaires de cinémas qui vont être obligés de vendre", a-t-il poursuivi, reconnaissant: "le cinéma va évoluer, comme la société évolue, mais le plus important c'est de voir comment on va se sortir de ça".

Mathieu Kassovitz estime que si le gouvernement rouvrait les salles de cinéma et autres lieux culturels dès maintenant, "on le leur reprocherait".

Face au virus et à une épidémie "qui dure plus qu'on ne l'aurait voulu", il n'était pas question d'accroître "les flux, les concentrations, les brassages de public", a martelé le Premier ministre Jean Castex. Et pour la suite, rien n'est sûr: "nous réexaminerons la possibilité" de rouvrir à partir du 7 janvier, "en fonction de la situation sanitaire à cette échéance" et de la façon dont se seront passées les fêtes, s'est borné à préciser le chef du gouvernement.

Jeanne Bulant Journaliste BFMTV