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Ces musiques de films qui font froid dans le dos

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Quand les plus grands compositeurs rencontrent les maîtres du suspens et de l'horreur, les frissons sont au rendez-vous. Eteignez la lumière et montez le son.

Jamais Les dents de la mer n'aurait été si angoissant sans la musique de John Williams. Bien des films d'horreur doivent ainsi une part de la peur qu'ils suscitent à leur bande-son.

Voici quelques grands noms de la musique grâce à qui la tension est montée d'un cran dans des films qui font (très) peur.

L'Exorciste, 1973

Tout autant que la gamine en lévitation qui débite des horreurs en vomissant un magnifique jet vert, les notes de Mike Olfield ont marqué les générations d'ado qui ont vu le film depuis sa sortie en 1973. Entendre Tubular Bells, le thème de l'Exorciste, procure toujours un léger sentiment d'angoisse. Tubular Bells est aussi le nom du tout premier album du compositeur, alors âgé de vingt ans. La musique n'avait pas été composé pour le film, mais a largement profité de sa reprise par le réalisateur de L'Exorciste, William Friedkin.

The Thing, 1982

A mille lieues des western spaghettis de Sergio Leone, Ennio Morricone livre pour The Thing, de John Carpenter, un thème binaire, comme un battement de coeur.

Les dents de la mer, 1975

Steven Spielberg a raconté comment, lorsqu'il a entendu pour la première fois les notes au piano du thème des Dents de la mer, composé pas John Williams, il a ri, croyant qu'il s'agissait d'une blague. Le réalisateur s'attendait à quelque chose de plus "étrange et mélodique". "Il a dit 'non, c'est le thème des Dents de la mer!'". Et il a bien fait d'insister. C'est l'un des thèmes les plus efficaces du cinéma. Spielberg et Williams ne se sont plus quittés.

Psychose, 1960

En parlant d'efficacité, la musique signée Bernard Herrmann, compositeur fétiche de Hitchcock, qui "habille" la scène de la douche dans Psychose, est parfaite. On a l'impression que les violons hurlent littéralement. Un peu comme le spectateur, tétanisé dans son fauteuil. Et aussi cette pauvre Janet Leigh.

Vendredi 13, 1980

Harry Manfredini fait lui aussi crier les violons, dans la saga des Vendredi 13, il y a ajouté quelques cuivres et des sortes de chuchotements "ki, ki, ki... ma, ma", pour "Kill her, Mommy" (tue-la, Maman). 

Hannibal, 2001

La suite du Silence des agneaux, en 2001, mêle dans sa bande-son des morceaux de musique classique à des compositions de Hans Zimmer dont le titre Let My Home Be My Gallows à l'ambiance très choeur de jeunes filles. Quant à Bach, vous ne l'écouterez plus jamais de la même façon.

Un peu comme la 9e symphonie de Beethoven, presque transformée par la violence que lui associe Stanley Kubrick dans Orange Mécanique.

Les griffes de la nuit, 1984

Charles Benstein a su rendre le film de Wes Craven encore plus oppressant. Une bande originale peuplée de bruits étranges et inquiétants, accompagne le sympathique Freddy Krueger dans les rêves des gens. 

Magali Rangin