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Catherine Deneuve prend une nouvelle fois la défense de Roman Polanski: "Il a déjà payé assez cher"

Catherine Deneuve dans C à Vous

Catherine Deneuve dans C à Vous - France 5

Invitée sur le plateau de C à Vous, la star du cinéma a estimé qu'il fallait que "la violence inouïe" dont est selon elle victime Roman Polanski doit "s'arrêter".

Elle réclame un "droit à l'oubli". Catherine Deneuve a de nouveau pris lundi soir la défense de Roman Polanski, toujours poursuivi par la justice américaine pour le viol d'une adolescente en 1977. Invitée sur le plateau de C à Vous sur France 5, l'actrice est revenue sur les vives critiques dont le cinéaste fait l'objet, alors que son nouveau film, J'accuse, est en compétition à la 76e Mostra de Venise.

"Je pense que plus de 40 ans ont passé. Et je pense que même les plus grands criminels, quand ils ont fait leur peine, au bout de 40 ans, ils ont le droit d'être à nouveau dans la vie, et d'essayer de se recomposer une vie pour eux-mêmes", a-t-elle expliqué.

Pour Catherine Deneuve, Roman Polanski "a quand même déjà payé assez cher". "Toute sa vie d'homme, de cinéaste depuis 40 ans, a été ombrée par ça. Ca a été très lourd et très dur. Même la personne qui a subi ces violences a dit qu'il fallait que ça s'arrête", a-t-elle poursuivi. 

"Il faut arrêter"

Dans un entretien accordé à l'AFP et publié vendredi dernier, l'icône du 7e art s'était indignée des critiques des féministes à l'encontre de la présence en sélection à Venise du cinéaste franco-polonais, accusé du viol en 1977 d'une adolescente de 13 ans. "Je trouve ça d'une violence inouïe, et je trouve ça totalement excessif", avait-elle lancé. Interrogée sur ces déclarations, Catherine Deneuve a maintenu ses propos.

"Oui, je trouve que c'est d'une grande violence", a-t-elle insisté. "Y'a eu un hommage à Roman à la cinémathèque, il y a eu des manifestations... alors qu'on devait montrer son film, tout simplement. C'est un très grand cinéaste. Il faut quand même, à un moment, arrêter. Il faut arrêter".

L'actrice a appelé à faire "la différence entre l'homme et le cinéaste". "Même un PDG, même un dirigeant, après 40 ans, a le droit à l'oubli", a-t-elle dit.

Nawal Bonnefoy