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Adèle Haenel fustige Gérald Darmanin: "Ce n'est pas possible qu'il s'exprime au nom de la loi"

Adèle Haenel

Adèle Haenel - Mike Coppola - Getty Images North America - AFP

L'actrice, elle-même victime de violences sexuelles à l'adolescence, dénonce le maintien en poste de Gérald Darmanin, visé par une accusation de viol, de harcèlement sexuel et d'abus de confiance.

Adèle Haenel dénonce la présence de Gérald Darmanin au ministère de l'Intérieur. La comédienne, elle-même victime de violences sexuelles à l'adolescence, fustige sur le plateau d'A l'air libre, sur le site de Mediapart, le maintien en poste de Gérald Darmanin, visé par une accusation de viol, de harcèlement sexuel et d'abus de confiance.

"Je trouve extrêmement problématique que Gérald Darmanin soit ministre de l'Intérieur, dans la mesure où cette personne a été accusée de viol et a reconnu avoir utilisé son pouvoir pour obtenir des faveurs sexuelles", explique la comédienne.

"Que cette personne soit responsable de la police, je trouve ça vraiment problématique et j'espère que le président de la République va faire que ça change. Ce n'est pas possible que cette personne s'exprime au nom de la loi", ajoute-t-elle, visiblement très émue.

"Il ne devrait pas occuper ce poste"

"Qu'une personne à ce point problématique du point de vue des violences sexuelles soit ministre de l'Intérieur, c'est un message catastrophique", poursuit-elle, avant de rappeler qu'Emmanuel Macron avait dit vouloir faire des violences faites aux femmes la grande cause de son quinquennat:

"Qu'est-ce qu'il envoie comme message quand il nomme cette personne? [...] Qu'est-ce que c'est comme insulte pour toutes les femmes qui sont victimes de violences et dont ça détruit la vie? [Gérald Darmanin] ne devrait même pas occuper ce poste."

Des propos qui font écho à une précédente interview d'Adèle Haenel sur France Inter en septembre. L'actrice, pour qui le cinéma est "un instrument de lutte", avait déclaré au micro d'Augustin Trapenard vouloir lutter avec ses choix contre les inégalités qui existent dans notre société.

Elle avait alors notamment dénoncé le système "froid" de la justice, pourtant animé par "une belle ambition", et la nomination "très, très problématique" et "choquante" de Gérard Darmanin au ministre de l'Intérieur: "C'est une insulte à une partie de la population qui s'est soulevée pour l'humanisme", avait-elle indiqué.

https://twitter.com/J_Lachasse Jérôme Lachasse Journaliste BFMTV