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Val-d'Oise: la détresse des parents de Thomas, poignardé à mort à Sarcelles en mai dernier

Un jeune de 22 ans a été tué à Marseille après avoir reçu plusieurs coups de couteau. Photo d'illustration.

Un jeune de 22 ans a été tué à Marseille après avoir reçu plusieurs coups de couteau. Photo d'illustration. - Bertrand Langlois - AFP

Thomas, un garçon de 23 ans, a reçu huit coups de couteau dans la nuit du 9 au 10 mai à Sarcelles (Val-d'Oise). Il est mort à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris (XIIIe) le 10 juin après avoir subi une quinzaine d'opérations.

Dans la nuit du 11 juin, Thomas, un jeune homme de 23 ans, est mort à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris (XIIIe) après avoir été poignardé à Sarcelles (Val-d'Oise) quelques semaines auparavant, rapporte vendredi Le Parisien.

L'agression a eu lieu dans la nuit du 9 au 10 mai. La victime fêtait, chez un ami, la fin de son contrat dans une enseigne de bricolage. Après s'être rendu dans une épicerie, aux alentours de 20 heures, il a rencontré un ancien ami de sa mère qu'il a accompagné à son appartement. Deux autres personnes étaient présentes: un quadragénaire qui venait de sortir de prison et une femme. L'homme, pensant que Thomas draguait cette dernière, l'a poursuivi au moment où il a quitté les lieux vers minuit.

Le jeune garçon a reçu huit coups de couteau. L'hémorragie, très importante, a provoqué l'arrêt de son coeur. Des organes vitaux ont été touchés.

Une quinzaine d'opérations

Thomas est resté trente et un jours à la Pitié-Salpêtrière et a subi une quinzaine d'opérations. Son agresseur, interpellé, a affirmé lors de son interrogatoire l'avoir attaqué parce qu'il regardait la femme présente dans l'appartement. Il a été mis en examen et écroué.

Les parents de la victime, Philippe et Nathalie, ont exprimé leur colère au Parisien, affirmant que Sarcelles s'est enfoncée dans la violence. "Le précédent maire a acheté la paix sociale, la police n'est jamais là quand on a besoin d'elle. Et la justice a laissé sortir de prison l'homme qui a tué notre fils, nous voulons savoir s'il a bénéficié d'une de ces remises de peine accordées sur fond de crise sanitaire", ont-ils expliqué au quotidien.

Ils ont assuré que des amis de leur fils unique ont reçu "des menaces" après avoir aidé les enquêteurs. Ils attendent désormais qu'un médecin légiste redige un rapport d'autopsie pour pouvoir enterrer leur fils unique. Une marche blanche sera organisée après l'enterrement.

Clément Boutin Journaliste BFMTV