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Un hologramme pour demander l’arrêt du bus en test dans les Yvelines

Une entreprise expérimente depuis lundi un dispositif sans contact inédit dans plusieurs bus des Yvelines.

Plus besoin d'appuyer sur le bouton poussoir pour demander au chauffeur de s'arrêter. À Trappes, l'entreprise MZ Technologie expérimente depuis lundi un hologramme dans cinq bus du réseau Skybus. Baptisé Holostop, il détecte le doigt sans le moindre contact. Un dispositif destiné à réduire les risques de contamination mais aussi à rassurer les usagers.

"C'est une innovation utile, juge l'un d'eux. Avec tout ce qu'il se passe avec le Covid-19, on a un peu peur d'appuyer sur les boutons." "Ça fait toute la différence, embraye une usagère des transports en commun, qui utilisait parfois ses gants pour éviter les contacts avec le bouton poussoir. "Là honnêtement c'est mieux. Ils devraient faire ça partout".

Déjà utilisée dans des ascenseurs ou pour des machines à café, c'est la première fois que cette technologie est mise à la disposition des transports en commun. Dotée d'une écriture en braille et d'indicateurs sonores, elle se veut accessible aux malvoyants.

Vers un déploiement dans tout le réseau francilien?

"On a juste réadapté une technologie, prolonge Marc Zerad co-fondateur de MZ Technologie. La difficulté, ça a été la miniaturisation et le fait que notre dispositif est mobile. On va avoir des problématiques de vibrations, des choses qu'on n'a pas forcément dans nos autres systèmes."

Ce dispositif, assure la RATP, contribue à renforcer le dispositif sanitaire appliqué dans les transports en commun. Selon Christophe Vacheron, directeur adjoint France de RATP Dev, "les bus sont de plus en plus sûrs parce qu'ils sont désinfectés tous les jours. Tout le monde porte le masque. Et puis ensuite, il y a ce bouton d'arrêt, indique-t-il. On a constaté des fois des gens qui appuyaient avec le coude pour ne pas toucher le bouton. Là il n'y a plus de contact."

L'expérimentation doit durer deux mois. Le dispositif sera ensuite présenté à Île-de-France Mobilités, avant un éventuel déploiement sur tout le réseau francilien.

Florian Bouhot Journaliste BFM Régions