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Salles de sport à Paris: la justice demande à la préfecture de revoir sa copie

L'Usine ouvre une salle de sport à Saint-Lazare

L'Usine ouvre une salle de sport à Saint-Lazare - L'Usine Saint-Lazare

Depuis le 24 septembre, les salles de sport sont fermées pour limiter, selon les arguments présentés par le gouvernement, la propagation du Covid-19 dans les zones où le virus circule activement.

Le tribunal administratif de Paris, saisi en urgence par plusieurs sociétés possédant des salles de sport à Paris, a enjoint ce jeudi la Préfecture de police de revoir d'ici à lundi son arrêté de fermeture.

Le tribunal demande "au préfet de police d'édicter un nouvel arrêté précisant (...) les activités physiques et sportives dont la pratique doit provisoirement être interdite à Paris dans les salles couvertes des établissements recevant du public", et ce "au plus tard le 5 octobre 2020". D'ici là, les salles de sport de la capitale restent fermées.

Depuis le 24 septembre, les salles de sport sont fermées pour limiter, selon les arguments présentés par le gouvernement, la propagation du Covid-19 dans les zones où le virus circule activement: Paris, Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier, Bordeaux, Lyon et Nice.

Un arrêté contesté

Dans plusieurs villes, des salles de sport ont contesté cette décision, expliquant que les mesures prises - gel hydroalcoolique dans toutes les pièces, désinfection, respect de la distanciation sociale - permettaient de limiter la propagation.

Le tribunal administratif de Rennes a ainsi suspendu jeudi matin la fermeture des salles de sport de la ville, soulignant qu'elles ne constituaient pas "des lieux de propagation active du virus".

Dans leur argumentaire, les requérants parisiens arguent aussi que ces fermetures portent "une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'entreprendre", et ce en période de renouvellement des abonnements.

F.B. avec AFP