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RTT, congé maternité: de nouvelles règles pour les promenades à poneys dans les parcs de Paris

Chaque animal aura désormais le droit à des jours de repos et les femelles à des congés maternité. Les éleveurs sont rassurés, les Parisiens divisés et les associations remontées.

La mairie de Paris veut améliorer le bien-être des poneys utilisés pour les promenades dans les parcs et jardins de la capitale. La ville a choisi de renouveller la convention qui la lie aux centres équestres, mais l'a assorti de nouvelles règles pour mieux protéger ces animaux.

Des RTT pour les poneys

Pour cela, la ville a instauré une charte "cheval-bien-être". Ce texte impose un jour de repos obligatoire tous les trois jours d’activité pour les équidés et "plusieurs temps de repos quotidiens pour chaque animal". Il met également en place un congé maternité pour les femelles et interdit les promenades en cas d'épisode de canicule.

La charte prévoit par ailleurs l'aménagement d'un "environnement approprié (...) comportant des abris et des zones de repos confortables", de nettoyer "quotidiennement a minima" les excréments et de surveiller régulièrement l’état de santé des animaux afin d’éviter douleurs, blessures, maladies ou stress.

Cette nouvelle réglementation n'effraie toutefois pas Stéphane Michaud, éleveur à Rambouillet. Il assure que les conditions de vie de ses équidés sont déjà aux normes.

"Les plus vieux ou les plus jeunes vont travailler 20 jours par an. Ceux qui travaillent le plus, vont travailler jusqu'à 150/160 jours par an, donc même pas un jour sur deux" détaille le gérant de la société Animaponey.

Une pétition

Mais pour les associations, ce n’est pas suffisant. Paris animaux Zoopolis a lancé une pétition pour demander à Anne Hidalgo d’interdire totalement ces balades à poneys.

"Ces balades à poney véhiculent pour nous une image qui est contraire à la condition animale. C'est-à-dire qu'il est 'acceptable' d'utiliser des animaux comme moyen de transport alors qu'on se bat pour justement construire un modèle de société plus juste avec les animaux, où on expliquerait aux enfants que les animaux sont des êtres sensibles et pas des jouets", explique Amandine Sanvisens, co-fondatrice de l'association.

Prochaine étape désormais le 14 décembre, lors du Conseil de Paris où les élus voteront sur ce projet.

Ella Jelidi, Patrick Urban et Alicia Foricher