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Réaménagement des abords de Notre-Dame de Paris: le projet sera sélectionné en juin 2022

Vue aérienne de Notre-Dame de Paris le 12 juillet 2021.

Vue aérienne de Notre-Dame de Paris le 12 juillet 2021. - BERTRAND GUAY © 2019 AFP

Les travaux seront financés à hauteur de 50 millions d'euros par la Ville de Paris. Le but poursuivi est double: embellir ces espaces tout en améliorant l'accueil des visiteurs sur le site.

Le réveil de la cathédrale Notre-Dame de Paris se précise, plus de deux ans après avoir été victime des flammes. Au cours d'une conférence de presse organisée à l'Hôtel de Ville ce lundi, Anne Hidalgo, édile socialiste de la capitale, a annoncé que le projet de réaménagement des abords de Notre-Dame de Paris sera dévoilé en juin 2022. Les financements seront pris en charge par la Ville dans le contexte de la reconstruction de la cathédrale sinistrée.

L'élue a dans le même temps présenté les quatre "équipes pluridisciplinaires" finalistes -chacune associant des architectes, architectes du patrimoine, urbanistes, paysagistes-, engagées dans un "dialogue compétitif" pendant neuf mois avant la désignation du lauréat par le jury, à la fin juin 2022.

Ce processus de sélection à deux tours, avec un jury intermédiaire à la fin du mois de janvier 2022, doit aider à "maturer" les projets, "notamment sur la question des flux de visiteurs" dans la cathédrale, a estimé le premier adjoint PS Emmanuel Grégoire.

Ce réaménagement, financé à hauteur de 50 millions d'euros par la Ville -une somme initialement prévue comme contribution à la restauration de la cathédrale- démarrera après les Jeux olympiques de 2024, a confirmé Emmanuel Grégoire, sans indiquer d'horizon de fin de travaux.

"Installer Notre-Dame dans un nouvel écrin"

En remaniant le parvis, son sous-sol composé d'un parking sur deux niveaux et de la crypte archéologique, l'accès à la Seine en contrebas, les deux squares situés au pied du chevet et à la pointe orientale de l'île de la Cité, ainsi que les rues adjacentes, Anne Hidalgo veut "installer Notre-Dame dans un nouvel écrin".

Soulignant un accès "insatisfaisant" avant l'incendie et la crise sanitaire, quand la cathédrale recevait "entre 12 et 20 millions de visiteurs par an", la candidate à la présidentielle a redit sa volonté de vouloir "assurer un accueil digne" via la transformation du parvis et du parking en sous-sol.

Ce dernier devra offrir aux visiteurs bagagerie, toilettes, centre d'informations, selon le projet de la mairie. Pour autant, "on ne veut pas que tout le lieu soit bunkerisé", a insisté le recteur Patrick Chauvet, associé à la sélection et attaché à "un lieu d'ouverture".

"Il n'est pas question de clôturer" le parvis, tout comme "il n'est pas question qu'il y ait une construction ou un geste architectural qui vienne concurrencer" le monument médiéval, a clarifié Emmanuel Grégoire.

La part belle au végétal pour une "intervention sobre"

Anne Hidalgo prévoit une "intervention sobre et délicate sur le plan architectural, percutante sur le plan paysager et responsable écologiquement". Le végétal aura "une place importante" mais devra "correspondre à ce qu'est cette cathédrale", a promis la maire, dont une autre priorité sera de trouver une "articulation entre le sous-sol et la Seine" en contrebas.

Le calendrier des travaux de la cathédrale elle-même devrait être tenu pour une réouverture en 2024, a réaffirmé mercredi le général Jean-Louis Georgelin, président de l'Etablissement public chargé de la reconstruction, en annonçant 842,8 millions d'euros de dons collectés.

Hugo Roux avec AFP