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Paris: la préfecture autorise cinq des sept manifestations prévues samedi

Un drapeau européen a été brûlé lors d'une manifestation à Forbach (illustration).

Un drapeau européen a été brûlé lors d'une manifestation à Forbach (illustration). - JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Craignant des troubles à l'ordre public, Didier Lallement a décidé d'interdire une manifestation de gilets jaunes sur les Champs-Elysées ainsi qu'un rassemblement "de défense des droits humains".

Contexte sanitaire oblige, les manifestations sont triées sur le volet. Dans un communiqué publié ce vendredi, la préfecture de police de Paris affirme en avoir autorisé cinq à s'élancer ce samedi, précisant que les organisateurs s'étaient engagés "sur le respect des règles sanitaires". Craignant des risques de "troubles à l'ordre public", le préfet Didier Lallement a également décidé d'interdire deux rassemblements.

Deux manifestation liées aux gilets jaunes ont été autorisées par la préfecture: la première émane du "collectif Force jaune", la seconde s'intitule "Au nom du Peuple en colère". Elles s'élanceront dans la matinée. Deux autres mouvements, portés par "SOFT - ONG" et "Rassemblement citoyen pour la République", proposeront des rassemblements place Louis Lépine entre 14h et 17h30. La dernière manifestation, pilotée par le "Collectif ni guerre ni état de guerre" se mettra pour sa part en branle en début d'après-midi.

Le préfet a en revanche décliné la demande de rassemblement d'un autre organisateur "se revendiquant des gilets jaunes", qui devait prendre place dans le secteur des Champs-Elysées. "Les appels lancés et relayés sur les réseaux sociaux à se rassembler dans le contexte social et revendicatif actuel font apparaître l’existence de risques de trouble à l’ordre public pouvant générer des désordres et des violences", se justifie la préfecture.

Des raisons similaires motivent l'interdiction du rassemblement mené par l’association de "défense des droits humains" nommée "Mouvement YoAllahSuurEn". La préfecture met là encore en exergue des risques de "désordre", citant en exemple la manifestation conduite par le comité "La vérité pour Adama", qui avait rassemblé plus de 20.000 personnes aux abords du Tribunal de Paris le 2 juin dernier. La manifestation du "Mouvement YoAllahSuurEn" porte "sur le même thème", assure la préfecture.

Florian Bouhot Journaliste BFM Régions