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Tour Eiffel, parc des expos... la gestion de plusieurs dossiers épinglée par la chambre régionale des comptes

Des rapports de la chambre régionale des comptes pointe du doigt des dysfonctionnements de gestion sur plusieurs dossiers, notamment à la tour Eiffel.

La gestion de plusieurs dossiers épinglée par la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France. Plusieurs rapports, dévoilés ce mardi par Le Parisien et que BFM Paris a pu consulter, mettent en évidence plusieurs problématiques de gestion de la part de la ville.

La chambre régionale des comptes s'est notamment penchée sur la gestion et les comptes de la Société d'exploitation de la Tour Eiffel. L'institution pointe du doigt des résultats mitigés avec des hausses de prix qui n'ont pas permis d'améliorer le service. En 2017, les tarifs ont en effet augmenté de près de 50% sans pour autant que le nombre de visiteurs n'augmente. La hausse des tarifs devait permettre de créer un centre d'accueil qui lui n'a pas vu le jour. En revanche dans le même temps, la chambre régionale des comptes souligne l'augmentation des effectifs et une hausse des salaires avec des salaires bruts annuels compris entre 55.000 et 120.000 euros.

L'institution invite la ville à exercer un contrôle plus exigeant de la Société de la Tour Eiffel. La ville considère de son côté que la situation s'est améliorée depuis 2018 et l'arrivée d'une nouvelle direction.

Rachida Dati saisit le parquet national financier

La chambre régionale des comptes s'est aussi intéressée à la gestion du dossier de la tour Triangle. Une tour de 180 mètres contestée, qui doit voir le jour porte de Versailles. Selon l'institution, la ville aurait versé à la filiale d'Unibail-Rodamco qui exploite le parc des expositions un chèque de 263 millions d'euros en prévision d'un manque à gagner du parc pendant la construction de la tour. Un préjudice non démontré, d'après la chambre régionale des comptes citée par Le Parisien. Autre problème, c'est aussi Unibail-Rodamco qui gérera la tour Triangle. A ce sujet, Rachida Dati a décidé de saisir le parquet national financier, dénonçant des "versements indus de plusieurs centaines de millions d'euros d'argent public".

Dernier point critiqué par la chambre régionale des comptes: le nombre d'embauches important de collaborateurs plutôt que de fonctionnaires dans les arrondissements. Et la rémunération du directeur général de services, un poste présent dans chaque arrondissement. Une rémunération jugée élevée compte tenu du nombre d'agents gérés. Sur cette question des collaborateurs par arrondissements, la ville estime auprès du Parisien que la chambre régionale des comtpes s'est appuyée "sur des éléments qui ne pouvaient refléter qu'imparfaitement la nature des missions des collaborateurs d'élus dans les arrondissements", tout en insistant sur le fait que les mairies d'arrondissement sont "un élément essentiel de la proximité".

Barthélémy Bolo avec Carole Blanchard