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Paris: l'adjointe à la Santé souhaite rediscuter avec le préfet du port du masque obligatoire pour les cyclistes

Anne Souyris estime qu'il est problématique de "faire un effort" physique en portant le masque, notamment pour les personnes fragiles, âgées ou asthmatiques.

C'est l'une des nouveautés de l'arrêté pris ce jeudi par la préfecture de police de Paris. Les cyclistes, deux-roues et utilisateurs de trotinettes seront concernés par l'obligation de porter le masque dans toute la capitale à compter de vendredi, 8h. Pour des questions sanitaires, Anne Souyris, adjointe à la Santé à la mairie de Paris, souhaite rouvrir le débat sur les cyclistes avec la préfecture.

"Sur la question des cyclistes (...), c'est vrai que quand on est fragile, quand on est âgé, quand on est asthmatique, c'est un problème de faire un effort et de mettre un masque, a jugé l'élue au micro de BFMTV. C'est une question sur laquelle je souhaiterais revenir avec le préfet (...) et essayer d'avoir une position plus fine en terme sanitaire".

"Il vaut mieux faire du vélo pas masqué que, je le dis, prendre le métro quand on est justement une personne fragile", poursuit l'intéressée.

Les trottinettes et les motos "pas au même niveau"

L'ouverture de nouvelles discussions sur le sort des cyclistes ne s'accompagnera pas nécessairement d'une réflexion sur les autres modes de transport. "Je ne mets pas du tout la question des trottinettes sur le même niveau, ni la question des motos, a souligné Anne Souyris. La question des vélos est très spécifique".

L'arrêté de la préfecture a déclenché l'ire d'une partie des cyclistes parisiens. La Fédération des usagers de la bicyclette et le Collectif vélos Île-de-France appellent le préfet à revoir sa copie et demandent une annulation de cette obligation.

Assurant se baser sur l'avis de l'Organisation mondiale de la Santé, ils dénoncent une mesure "inadaptée". Le Collectif vélos Île-de-France met en exergue, à l'instar d'Anne Souyris, des risques de "problèmes respiratoires" et souligne "le risque de contagion faible" qu'implique le vélo. Ils concluent: "Le vélo est un geste barrière en soi".

Jusqu'à ce jeudi, la préfecture de police avait exclu les cyclistes de l'obligation du port du masque. Dans un communiqué datant du 12 août, elle avait assuré qu'ils "ne font pas courir de risque de contact dans les voies dans lesquelles ils circulent". Une décision alors motivée par "l'avis des autorités médicales régionales".

Florian Bouhot Journaliste BFM Régions