BFM Paris

Île-de-France: de plus en plus de Parisiens veulent acheter une maison

Avec le confinement, les Parisiens ont eu envie de déménager en proche et grande couronne pour plus de vert et d'espace. Résultat, la vente de maisons explose en Île-de-France.

En Île-de-France, les maisons avec jardin ont la cote! En un an, les achats de maisons ont augmenté de 13,5% dans la région. Avec le confinement et le télétravail, les Parisiens ont envie de déménager en proche et grande couronne pour avoir plus d'espace.

C'est le cas de Pierre, habitant de Saint-Maur-des-Fossés, près de la capitale, en visite à Champigny-sur-Marne dans le Val-de-Marne. "C’est surtout pour avoir quelque chose de plus grand et aussi une chambre supplémentaire", explique-t-il.

Sa décision était prise depuis plusieurs mois mais le confinement a accéléré les choses. Il recherche de l'espace et n’a pas peur de s’éloigner encore un peu plus de Paris.

"On a d'abord cherché proche de notre appartement mais on a vraiment du mal à trouver. Il y a des biens mais ils sont hors budget", ajoute Pierre.

Flambée des prix

Effectivement, entre le dernier trimestre de 2019 et le dernier trimestre de 2020, le prix des maisons a augmenté de plus de 10% en Île-de-France, avec une moyenne de 3247 euros le mètre carré.

La proche banlieue continue d'attirer, notamment les villes de Vincennes, Saint-Maure ou Boulogne. Mais les départements franciliens les plus éloignés de la capitale, le Val-d'Oise et la Seine-et-Marne, sont désormais les plus prisés par les acheteurs selon les agents immobiliers.

"Les Parisiens n’ont plus forcément envie de payer 10 500 euros du m²" explique Laurent Vimont, président de Century 21. "La maison et le jardin sont redevenus un élément essentiel de la vie des gens".

Les ventes chutent à Paris

À l'inverse, au troisième trimestre, le nombre de transactions dans la capitale a chuté de 17,9%, selon les chiffres de Century 21. "Les prix ne sont plus adaptés, nous avons sans doute atteint un plafond de verre", affirme le réseau. Ainsi, les prix progressent encore de 4,6% sur un an mais pour la première fois en 10 ans, cette hausse ralentit.

Alicia Foricher avec Garance Amespil et Djena Tsimba