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Faut-il démonter les terrasses éphémères à Paris? Un collectif souhaite engager une action en justice

Les restaurants sont fermés depuis plusieurs mois dans la capitale mais les terrasses éphémères restent en place. Une situation qui énerve certains riverains et professionnels.

Après le premier confinement en mai dernier, pour aider les bars, cafés et restaurants, la ville de Paris avait autorisé l'installation de nouvelles terrasses, souvent sur des places de stationnement. Mais depuis la nouvelle fermeture de ces établissements en octobre dernier, les 8.000 terrasses éphémères de la capitale sont pour certaines laissées à l'abandon.

Les livreurs déplorent la neutralisation des places qui leur étaient dédiées. "Ça me gêne, on ne peut pas se garer (...) ça fait des embouteillages", juge un chauffeur au micro de BFM Paris.

Une action en justice ?

Le collectif "Vivre Paris" compte engager une action en justice pour les faire disparaître.

"Certaines ne respectent pas la charte, plus d'1 mètre 30 de haut, elles sont couvertes, il y a l'électricité à l'intérieur ce qui est totalement interdit. Il y a même des déchets qui y restent donc ça peut attirer les rats" explique Gilles Pourbaix, président du réseau "Vivre Paris", sur BFM Paris.

Le collectif a appelé les usagers a signaler les terrasses éphémères en mauvais état, en quelques jours il a reçu 250 messages. Et ce n'est pas le seul à dénoncer ces installations. Sur Instagram, le compte "balancetaterrasse" expose l'état de délabrement de certaines de ces terrasses éphémères.

Les restaurateurs dénoncent un acharnement

De leur côté, les restaurateurs dénoncent un archarnement contre leur profession.

"On est tellement dénoncé en permanence, dès qu'il y a un petit peu de bruit, maintenant c'est les terrasses éphémères, ça va quoi! "Vivre Paris"? Mais ça ne vit plus Paris. C'est scandaleux, je pense qu'il y a d'autres combats" défend Alexis Braconnier, gérant du restaurant "Aussi(e)", dans le 11e arrondissement.

A ce stade dans la capitale, les terasses peuvent rester en place jusqu'en juin. Le collectif Vivre Paris craint qu'elles ne soient pérennisées cet été.

Dah Magassa, Maëva Lahmi et Alicia Foricher