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Essonne: une collégienne de 14 ans tuée d'un coup de couteau lors d'une rixe entre bandes

La collégienne a été poignardée au ventre lors d'une rixe entre bandes a à Saint-Chéron, en Essonne. Elle est décédée de ses blessures dans la nuit de lundi à mardi.

Une collégienne de 14 ans a été tuée d'un coup de couteau lors d'une rixe entre bandes à Saint-Chéron dans l'Essonne, a appris BFMTV auprès du parquet d'Evry ce mardi. Selon nos informations, des jeunes de la ville voisine de Dourdan sont venus lundi après-midi vers 15h à Saint-Chéron pour en découdre dans le cadre d'une rivalité entre bandes. Au cours de l'altercation à proximité du collège de la ville, la collégienne de 14 ans a reçu un coup de couteau au ventre.

Selon les premiers éléments, l'adolescente s'est interposée lors de cette rixe et a été poignardée. Transportée en urgence à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre, dans le Val-de-Marne, elle a succombé à ses blessures dans la nuit de lundi à mardi. La jeune fille était scolarisée en classe de 3e en classe relais au collège Jean Moulin de La Norville, en Essonne, où un dispositif d'écoute va être mis en place à la rentrée lundi prochain.

Enquête ouverte

Une enquête a été immédiatement ouverte par le parquet d'Evry pour "meurtre sur mineur de 15 ans" et "violences en réunion". Les premières investigations ont permis l'interpellation lundi vers 17h15 de trois mineurs, identifiés notamment grâce aux caméras de vidéosurveillance.

Trois autres mineurs se sont présentés spontanément aux services de gendarmerie. Agés entre 14 et 16 ans, ils sont actuellement tous en garde à vue dans différentes casernes du département. L'enquête, confiée en co-saisine à la section de recherches de Paris et le groupement de gendarmerie de l'Essonne, se poursuit.

Des rixes qui "gangrènent" le département

Ces affaires de bandes rivales "gangrènent l'Essonne et placent les mineurs en première ligne", a déploré la procureure de la République d'Evry. Habituellement, ce sont les secteurs de Massy, Evry, à Corbeil-Essonnes ou à Draveil, c'est-à-dire dans des zones plus urbaines.

"Ce drame survient dans un contexte où les incidents entre jeunes et les rixes entre bandes ont augmenté à la fois en nombre, en intensité et en gravité plutôt dans d'autres secteurs du département mais je crois qu'il faut considérer qu'aucun secteur n'est à l'abri de ce genre de phénomène et de drame", a commenté sur BFMTV Eric Jalon, le préfet de l'Essonne.

Le nombre d'affrontements entre bandes a augmenté de 80% l'an dernier par rapport à l'année précédente en Essonne, où 99 faits ont été recensés en 2020 contre 55 en 2019. Surtout les faits dans le département sud-francilien constituent plus de la moitié des faits recensés sur l'ensemble de la région. "Nous avons besoin de moyens, de police, de justice, a plaidé sur BFMTV François Durovray, président du conseil départemental de l'Essonne, qui déplore que son département soit "deux fois moins dotés en forces de police que Paris et la petite couronne".

Dès lundi, une réunion va se tenir en préfecture en présence des maires des dix communes les plus touchées par ce phénomène, mais aussi des représentants de l'Education nationale et des sociétés de transport afin de "doter chacun de ces secteurs d'un dispositif anti-rixe", a indiqué le préfet de l'Essonne.

A.F avec AFP