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Une fin d'aventure émouvante pour Arthur Germain, arrivé au Havre ce samedi

Le fils d'Anne Hidalgo est arrivé ce samedi sur la plage du Havre, après 52 jours d’efforts et 774 km à la nage. Un exploit aussi sportif qu'écologique.

C'est la fin d'un long périple pour Arthur Germain. Après 52 jours de nage et 774 km sur la Seine, le fils d'Anne Hidalgo est arrivé ce samedi sur la plage du Havre, ce qui marque la fin de son aventure.

À seulement 20 ans, le Parisien signe un nouvel exploit, quatre ans après avoir traversé la Manche. Il était parti le 6 juin de Source-Seine (Côte d’Or) et, à raison d'une quinzaine de kilomètres par jour, a descendu la Seine en tirant un kayak de 120 kg afin de sensibiliser le public sur les questions environnementales. Pour ce faire, lors de son périple, il réalisait notamment des prélèvements de l'eau du fleuve.

"Un tour du monde à côté de chez moi"

Dans les colonnes du Parisien, Arthur Germain est revenu sur l'émotion qu'il peut ressentir au moment de toucher son but. Il s'est dit "apaisé et heureux", mais aussi déjà "mélancolique" alors qu'il lui reste encore une journée de nage ce samedi. Des images plein la tête, le jeune homme prend déjà du recul sur son aventure:

"J'ai tellement changé, tellement grandi...Dans mes notes j'ai écrit: 'j'ai fait un tour du monde à côté de chez moi'". Je peux le dire: je ne suis presque pas pressé d'arriver!" assure Arthur Germain.

Le nageur explique également que depuis près de 160 kilomètres et le passage du barrage de Poses, l'effort est moins important puisque le courant l'aspire vers la mer. Une nouveauté dans les conditions de son épopée, mais qui nécessite également des adaptations: "La nouveauté est qu’il faut bien choisir les bons horaires des marées. Heureusement, mon père, qui s’occupe de la logistique depuis le début du projet, m’aide bien."

La solidarité au rendez-vous

Au moment de dresser le bilan, Arthur Germain ne peut passer à côté des "centaines d'anecdotes" qu'il a désormais grâce aux très nombreuses personnes qui l'ont suivi, "même dans les coins les plus paumés". En Champagne ou à Rouen, le jeune homme a pu profiter de l'hospitalité d'habitants qui l'ont laissé planter sa tente sur leur propriété, ou qui lui offraient même à manger. Difficile de refuser pour le Parisien qui s'était pourtant promis de réaliser sa descente de la Seine en totale autonomie:

"Je l’ai fait pour ce qui venait du supermarché, sauf que quand les personnes arrivent avec la confiture maison, c’est comme s’ils apportaient une partie d’eux-mêmes. Si je n’accepte pas leurs cadeaux, je m’empêche de partager, et c’est l’une des bases pour moi", assure Arthur Germain.

Si les douleurs se sont faites ressentir à quelques moments, comme une tendinite au pied ou une blessure au niveau du dos, elles ne rendent l'aventure d'Arthur Germain que plus belle. Le fils d'Anne Hidalgo a réussi son défi, mais ne compte pas s'arrêter là. Après cette aventure de sensibilisation, il compte développer son association de protection de la nature avec sa compagne. Il l'assure, il a désormais développé "une sorte d'amitié" avec la Seine, et veut aller plus loin avec elle.

Louis Augry