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Confinement: des catholiques prient devant l'église Saint-Sulpice à Paris pour réclamer le retour des messes

Plusieurs dizaines de fidèles se sont retrouvés vendredi soir devant l'église Saint-Sulpice pour demander la réinstauration des messes, interdites en cette période de confinement.

Pour eux, leur foi est un motif valable de sortie en cette période de confinement. Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées vendredi soir pour une prière de rue devant l'église parisienne Saint-Sulpice. Une manifestation, autorisée par la préfecture, pour protester contre l'interdiction des messes en raison de la pandémie de coronavirus.

"Le but n'est pas d'accuser le gouvernement ou le ministre de l'Intérieur mais de faire comprendre à ces gens que pour nous le salut c'est la messe, l'eucharistie, la communion", témoigne un fidèle au micro de BFMTV.

Une décision contraire selon eux à la liberté de culte

Le Conseil d'Etat a confirmé la semaine dernière le maintien de l'interdiction des offices religieux après un recours déposé notamment par plusieurs évêques de France. Une déception pour les catholiques qui s'estiment privés de leur liberté de culte.

"Je ne demande pas au gouvernement de rejoindre ma foi ni même de la comprendre, mais simplement de la respecter et de respecter cette liberté de culte qui fait partie de nos libertés les plus élémentaires", confie Emmanuelle, une pratiquante.

Guillaume Lagravière, membre du collectif Objectif Messe à l'origine de ce rassemblement, estime que la pratique de sa religion doit se faire en communion avec les autres croyants.

Mise en garde de Darmanin

"L'honorer à la télévision ou à travers YouTube ça n'a pas du tout la même valeur, c'est comme si on vous disait que vous allez participer au mariage de vos enfants en visioconférence"

S'il se dit "tout à fait prêt à faire des efforts" en mettant du gel hydroalcoolique dans les lieux de culte et en respectant la distanciation sociale, Guillaume Lagravière n'est en revanche pas favorable au cahier de rappel où les participants écrivent "sur un bout de papier des noms imaginés ou des numéros de téléphone qui n'existent pas".

Interrogé vendredi soir sur la tenue de ces rassemblements, Gérald Darmanin a prévenu qu'il n'hésiterait pas à "envoyer les policiers et gendarmes verbaliser", en cas "d'acte répété", les catholiques qui se réuniraient de nouveau ce week-end pour réclamer la réouverture des messes.

Hugues Garnier avec AFP Journaliste BFMTV