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"C'était une question de survie": les bouquinistes parisiens intégrés au fonds de solidarité

Les bouquinistes des quais de Seine, dont la quasi-totalité de la clientèle s'est volatilisée depuis la crise sanitaire, vont pouvoir bénéficier du fonds de solidarité du gouvernement.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé jeudi l'extension du fonds de solidarité à de nouvelles professions. En tout, 31 autres activités vont pouvoir bénéficier de cette aide gouvernementale visant à soulager les entreprises touchées par la crise économique et sanitaire.

Parmi les nouveaux bénéficiaires: les bouquinistes parisiens, qui avaient lancé un appel à l'aide en juin dernier. "C'était une question de survie", a réagi ce vendredi sur BFM Paris Jérôme Callais, président de l'association culturelle des bouquinistes de Paris.

"Beaucoup de collègues vivent au jour le jour avec un tout petit chiffre d'affaires parce que c'est un métier de passion, de liberté", a-t-il ajouté, précisant que depuis le début de l'épidémie, certains de ses collègues font "des journées à zéro, trois, cinq euros".

"On a très, très peu de clients"

La baisse catastrophique des ventes des bouquinistes ces derniers mois est la conséquence directe de l'absence de touristes, notamment étrangers, dont les déplacements ont été stoppés par la l'épidémie de coronavirus.

"Les touristes étrangers, on ne les a plus, c'est 30% de nos clients qui ont disparu. Les provinciaux, c'est pareil, 30%", a déploré Jérôme Callais.

S'il reste la clientèle parisienne et francilienne, le président de l'association culturelle des bouquinistes de Paris assure qu'ils ne font plus le déplacement. "Notre clientèle est plutot âgée donc ils ne prenennt pas le risque des transports en commun", a-t-il expliqué. "On a très, très peu de clients qui font ce déplacement", résume-t-il.

Jérôme Callais assure cependant rester "optimiste" et espère que le fonds de solidarité va permettre aux bouquinistes des quais de Seine de sortir la tête de l'eau. "C'est une solution temporaire qui va peut-être permettre de passer l'hiver", a-t-il conclu.

Juliette Mitoyen Journaliste BFM Régions