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Températures printanières: une telle douceur est-elle fréquente en février?

Des Parisiens sur les quais du canal Saint-Martin, dimanche 21 février 2021.

Des Parisiens sur les quais du canal Saint-Martin, dimanche 21 février 2021. - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Steven Testelin, prévisionniste à Météo France, décrit cet épisode printanier comme étant "remarquable", mais pour autant pas "exceptionnel".

Un faux air de printemps flotte dans les rues de Paris et sur le reste du territoire depuis le week-end dernier. Jusqu'à 16 degrés et un grand soleil ont été relevés dans la capitale dimanche.

"Je n'irai pas jusqu'à dire que l'épisode actuel est exceptionnel, mais c'est quand même remarquable", souligne auprès de BFMTV.com Steven Testelin, prévisionniste à Météo-France.

De tels épisodes ont déjà été relevés, notamment dans les années 1950, 1960 et 1990.

L'hiver n'a pas dit son dernier mot

"Le mois de février est capable de beaucoup plus de contrastes que décembre-janvier", ajoute le spécialiste, qui note toutefois que l'hiver, qui ne cédera officiellement sa place au printemps que le 20 mars prochain, n'a pas dit son dernier mot, même si les températures actuelles "sont globalement de l'ordre d'une fin avril - début mai".

Le phénomène n'est donc pas nouveau, insiste Steven Testelin: "L'indicateur thermique national, qui est la moyenne des températures de stations déterminées (la moyenne obtenue à partir de la moyenne des minimales et maximales relevées sur une station donnée au cours d'une journée, NDLR), est monté, notamment le 20 février, à 12,5 degrés. Cette valeur est remarquable mais pas inédite, c'est la douzième valeur la plus élevée depuis 1940 (le record est de 13,8 degrés le 3 février 2020)".

Vents du Sud et anticyclone d'Europe centrale

Les causes de ce phénomène de "vague de douceur" tiennent à un afflux de "vents dominants qui viennent du Sud, notamment en raison d'une très vaste dépression située sur l'Atlantique et qui se combine avec un anticyclone d'Europe centrale, détaille Steven Testelin. Ce sont ces conditions-là qui peuvent apporter aussi les fortes chaleurs en été, notamment."

Des températures d'autant plus fortement ressenties par effet de contraste, après quelques jours de froid mordant. "C'est un changement assez brusque, dont les mois de février et mars sont assez coutumiers, sachant que début février était parti sur de la douceur", commente le prévisionniste, qui ajoute que "oui", le réchauffement climatique joue un rôle, mais "non", il n'est pas seul responsable de la situation.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV