BFMTV

Puisque le réchauffement climatique est prouvé, l'Australie va licencier 350 climatologues

L'un des complexes CSIRO à Clayton, en Australie.

L'un des complexes CSIRO à Clayton, en Australie. - Caroline Ramsden - Flickr - CC

Auraient-ils trop bien travaillé? Un contingent estimé à 350 scientifiques devrait bientôt quitter l'agence de recherche gouvernementale CSIRO.

Ce sont des victimes collatérales plutôt inattendues du réchauffement climatique. Des scientifiques de l'Organisation fédérale pour la recherche scientifique et industrielle (CSIRO) vont être licenciés au motif qu'il n'est plus besoin de prouver la réalité de l'élévation globale des températures causée par l'activité humaine. Si certains devraient être reclassés, la revue Nature estime le nombre de climatologues invités à se trouver un emploi ailleurs à 350.

Des mots qui fâchent

C'est aussi le ton employé par la direction de l'agence gouvernementale qui fâche les personnes concernées. En parlant "d'ouverture d'esprit", en utilisant les mots de "redondance", "choix effectués sur qui doit partir", le discours ne convainc pas.

Larry Marshall, patron de l'agence, a tenu à rétablir les choses. "Nous devons nous renforcer là où nous pouvons avoir le meilleur impact et là où l'Australie montre le plus de besoins", a-t-il écrit.

"Personne ne dit que le changement climatique n'est pas important, mais la santé, l'éducation, les industries durables la prospérité de la nation ne le sont pas moins", fait-il valoir.

Les ressources limitées du centre de recherche et la nécessité de les réemployer à meilleur escient sont aussi invoquées.

David Namias