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Nouvelle-Calédonie: alerte cyclonique maximale déclenchée à l'approche du cyclone Niran

Passage du cyclone tropical Pam au sud de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, le 14 mars 2015. (Photo d'illustration)

Passage du cyclone tropical Pam au sud de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, le 14 mars 2015. (Photo d'illustration) - Fred Payet - AFP

Vendredi, le phénomène a généré des vents à 170 km/h près de son centre et des rafales à 240 km/h.

Une alerte cyclonique de niveau 2, la plus élevée, doit être déclenchée sur l'ensemble de la Nouvelle-Calédonie samedi, en raison du passage du cyclone Niran, a annoncé la sécurité civile.

Vendredi, le phénomène a généré des vents à 170 km/h près de son centre et des rafales à 240 km/h. Samedi soir, le cyclone s'est renforcé pour devenir cyclone tropical très intense.

Un "pic d'intensité" avec des rafales de 270km/h

Le cyclone se situait à environ 750 kilomètres dans l'Ouest-Nord-Ouest de l'archipel des Belep, à l'extrême nord de la Nouvelle-Calédonie où une alerte au tsunami a par ailleurs été déclenchée ce vendredi matin après un séisme de magnitude 8,1 à proximité des îles Kermadec, sans que la vague redoutée ne déferle finalement.

"Le cyclone génère des vents à 205 km/h près de son centre et rafales à 285 km/h. Il se déplace vers l'Est Sud-Est à environ 45 km/h, le rapprochant rapidement de Nouvelle-Calédonie", a annoncé Météo France.

L'alerte cyclonique numéro 2, qui recommande de rester confiné à l'intérieur des habitations, sera déclenchée samedi matin à 6 heures (20 heures à Paris ce vendredi) sur 25 communes de la Grande Terre et des îles Loyauté, puis elle sera étendue deux heures plus tard à tout l'archipel.

Les populations des zones côtières invitées à évacuer

Le centre du cyclone devrait passer à quelques dizaines de kilomètres du Nord-Ouest de la Grande Terre, puis frôler la côte Sud-Ouest. Les services météorologiques n'excluent toutefois pas qu'il puisse également traverser l'archipel.

Compte tenu des fortes pluies et de la violence des vents qui sont attendus, plusieurs communes, dont Nouméa où 10.000 personnes vivent en habitat précaire, ont ouvert des centres d'hébergement. Les populations vivant en zones côtières ont en outre été invitées à évacuer, en raison des risques de submersion marine.

La compagnie domestique Aircal a par ailleurs mis ses quatre appareils à l'abri à Brisbane en Australie.

S.B.-E. avec AFP