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Le gouvernement s'insurge contre les stations de ski qui vont chercher de la neige par hélicoptère ou camion

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Pour pallier le faible enneigement, de la neige a été déversée par hélicoptère sur les pistes de Luchon-Superbagnères. La ministre de la Transition écologique a critiqué cette décision. Une réunion doit avoir lieu avec les acteurs concernés dans les prochains jours.

Le conseil départemental de Haute-Garonne a décidé de déverser de la neige par hélicoptère, sur la station de Luchon-Superbagnères, pour pallier le mauvais enneigement. Une décision qui a fait réagir la ministre de la Trasition écologique. 

"Enneiger des stations de ski par hélicoptère n'est pas une voie possible", a tranché ce dimanche Élisabeth Borne. "Nous réunirons avec Jean-Baptiste Lemoyne (le secrétaire d'Etat au Tourisme et au Commerce extérieur) les acteurs concernés dans les prochains jours", a-t-elle ajouté dans un tweet.

Le périmètre de cette consultation, qui aura lieu dans la semaine, n'est pas encore précisément fixé, elle devrait réunir en tous cas les responsables du domaine skiable de France, a-t-on indiqué ce dimanche à son cabinet.

Le message de la ministre était clair avec ce tweet: il s'agissait de mettre un coup d'arrêt rapide, car il n'est pas possible de réitérer de telles opérations très polluantes, souligne un de ses conseillers.

Cette réunion vise aussi à chercher des solutions pour les élus locaux, les transports de neige par camions étant également problématiques, selon la même source. Une allusion à la décision prise à la station de Gérardmer de faire livrer de la neige par camion. "Il est temps de changer de modèle", s'est indignée dans un tweet Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès de la ministre.

50 à 80 emplois concernés

Il a fallu deux heures et demie d'hélicoptère pour transporter quelque 50 tonnes de neige. Le coût est évalué entre 5000 et 6000 euros, mais "en terme de retour sur investissement, il faut multiplier au moins par 10", avait justifié le syndicat mixte chapeautant cette station.

Selon le syndicat, entre 50 et 80 personnes vont pouvoir travailler grâce à cette opération: le personnel de la station, mais aussi les moniteurs, les loueurs de matériel, les restaurateurs.

L'initiative, très dispendieuse et très peu écologique en termes d'émission de CO2, a suscité une vague de réactions très critiques dans les médias, alors que le gouvernement met en avant la priorité environnementale pour réduire les émissions de CO2.

C. S. avec AFP